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Santé Tchad

Consultation prénatale : Des mesures pour prévenir les risques

Au Tchad, de nombreux efforts sont fournis par le gouvernement et ses partenaires techniques pour l’amélioration de la santé de reproduction. Mais l’on constate que malgré ces efforts, les hôpitaux et centres de santé continuent toujours par enregistrer les cas des décès maternelle et néonatale. Ces cas sont malheureusement dus en grande partie, à la négligence des femmes enceintes à se rendre aux consultations prénatales.

 « Aucune femme ne doit mourir en donnant la vie » et « les quatre trop », sont les slogans affichés dans presque tous les hôpitaux et centres de santé du pays pour sensibiliser la population sur l’importance de la Consultation prénatale (CPN). Malgré les efforts dans ce sens, beaucoup de femmes n’ont pas encore pris conscience de son importance. Certaines refusent d’aller se faire consulter pendant la grossesse, s’exposant ainsi aux risques liés à l’accouchement.

Reounodji Rachel, la trentaine révolue, rencontrée à l’hôpital Sultan Kasser, a expliqué comment elle a perdu son nouveau-né, trois jours après l’accouchement. « J’ai suivi les consultations prénatales au centre de santé d’Atrone au début de ma grossesse jusqu’à trois mois, mais après, j’ai cessé d’aller me faire consulter pour prendre les médicaments de la rue », relate-t-elle. Reounodji Rachel affirme qu’elle ne savait pas qu’en faisant cela, elle courait des risques.

Abondant dans le même sens, Bertine Nemadji a confié qu’après l’accouchement, quand son bébé présentait des signes bizarres. Les sages-femmes l’ont fait savoir qu’elle n’a pas pris la vaccination antitétanique durant la grossesse et que son bébé souffre du tétanos. « C’est ainsi qu’on nous a référé au centre hospitalier universitaire ‘’Mère et Enfant’’ pour les soins intensifs. Malheureusement j’ai perdu mon enfant. Je suis victime de ma négligence, plus jamais je ne souhaite que cela ne se reproduise », regrette-t-elle.

 Contrairement aux autres, Aïchta Moussa Mahamat, rencontrée à la salle de consultation au centre de santé d’Ardebjoumal a décidé de se faire consulter. Selon elle, c’est sa première grossesse et elle compte suivre les différentes étapes jusqu’à l’accouchement de son futur bébé.

Ne pas se fier à la rue

Madame Tilna née Haoua Ali Garandi, sage-femme diplômée d’Etat, par ailleurs responsable du centre de santé d’Ardebdjoumal, a insisté sur la sensibilisation des femmes sur la nécessité de la consultation prénatale. La sage-femme a précisé que certains bilans sanitaires des femmes enceintes sont gratuits. D’après elle, la majorité des avortements involontaires sont dues aux infections non traitées, y compris le paludisme.

La responsable du centre de santé souligne qu’il n’y a pas seulement des avortements mais certaines femmes donnent naissance à des enfants malformés. Dans certains cas, dit-elle, les nouveau-nés naissent avec une malformation dite « bec de lièvre ». « Toutes ses malformations sont dues aux infections non traitées dès le début de la grossesse ou par les négligences de certaines femmes qui ne respectent pas les visites prénatales ou les produits prescrits », a-t-elle précisé. La sage-femme attire l’attention des femmes qui font recours aux médicaments de la rue, surtout quand elles sont enceintes à ne pas se laisser tromper par ces faux produits.

 Newingar Minguéngué Jacqueline

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ATPE

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