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Politique

Décentralisation : Les sénateurs de N’Djaména dans le 2ème et 3ème arrondissement

Les deux sénateurs de la ville de N’Djaména ont échangé avec les exécutifs communaux  des 2ème et 3ème arrondissements dans le cadre de la sensibilisation sur les enjeux de la décentralisation.

La décentralisation constitue l’un des piliers majeurs de la réforme de l’Etat au Tchad. Elle représente une opportunité  historique de rapprocher l’administration publique de ses citoyens, de renforcer la démocratie locale et d’améliorer la qualité des services publics. C’est ainsi que les sénateurs de la ville de N’Djaména, Mariam Ahmat Djemil et Ibrahim Wang-Laouna Foullah soutiennent l’accélération du processus de décentralisation, visant le transfert effectif des compétences et ressources de l’Etat aux communes pour un développement local maîtrisé. Les sénateurs dans leurs allocutions insistent sur l’autonomisation des collectivités territoriales, le renforcement des capacités des élus locaux et une meilleure gouvernance, notamment dans la gestion des affaires publiques. Plus que par le passé, les sénateurs de la ville de N’Djaména sont appelés à jouer leur rôle d’encadreurs des collectivités territoriales. C’est donc à dessein qu’ils viennent de faire appel aux élus locaux de deux communes de la ville de N’Djaména, pour les accompagner à mettre correctement le pied à l’étrier.

L’honorable Mariam Ahmat Djemil trouve d’ailleurs logique qu’après l’achèvement heureuse du processus de mise en place des structures de la décentralisation, eux sénateurs de N’Djaména ont pensé, qu’ils devaient se réunir avec l’ensemble de différents élus de la ville, les autorités traditionnelles, pour réfléchir sur leur rôle dans la  décentralisation. Ceci afin de tenter d’apporter une réponse à la question de savoir quelles sont les actions y relatives qu’ils doivent entreprendre vis-à-vis des structures installées de la décentralisation, car la politique sociale ne peut réussir sans les élus à différents niveaux. « Les chefs de carrés, les délégués des quartiers et les autorités locales sont les premiers témoins de nos difficultés. Vous êtes les relais directs avec l’Etat et les citoyens. Notre rôle stratégique, la décentralisation, une responsabilité partagée ». La décentralisation, indique-t-elle, n’est pas seulement les compétences mais les responsabilités. Elle vise à rapprocher la prise de décision de citoyens afin que les conditions soient adaptées aux réalités locales.

Une gouvernance transparente  

Cependant, pour que la décentralisation produise ses effets, il faut une gouvernance transparente, une bonne coordination entre collectivité et services déconcentrés, une gestion responsable des ressources  pour la participation active des communautés. La décentralisation donne du pouvoir au territoire mais elle exige également rigueur, responsabilité et engagement. « Le deuxième arrondissement et troisième occupent une place stratégique dans la capitale. Ils regorgent des potentialités humaines, économiques et sociales, mais ils font aussi face aux défis qui sont entre autres les manques des infrastructures, le chômage des jeunes, les problèmes sociaux croissants. C’est pourquoi, nous devons ensemble pour identifier priorité et mettre en place des actions concrètes de ces arrondissements », a-t-elle exhorté les uns et autres à renforcer le dialogue. « Notre pays est engagé dans un processus de consolidation institutionnelle et modernisation de sa gouvernance. Le succès de cette dynamique dépendra de votre capacité afin de vivre la décentralisation à rendre la politique sociale dans chaque famille. Nous sommes disponibles pour apporter haut niveau vos préoccupations  et à soutenir toute actions visant à améliorer la vie de nos concitoyens ».

Les maires des 2ème et 3ème arrondissement, Adji Karim et Ahmat Goni Tidjani ont reconnu toutefois que la décentralisation ne peut être effective que si elle repose sur les trois fondements essentiels : des compétences clairement transférées, des ressources financières adéquates et une autonomie réelle des collectivités territoriales. Les deux maires se disent confronter à des défis structurels, notamment l’insuffisance du transfert des ressources, la faiblesse de la fiscalité locale, le chevauchement des compétences ainsi que le besoin de renforcement des capacités des élus locaux et des agents communaux.

Yonwa Maïlébélé

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