La délégation provinciale des droits humains du Moyen-Chari a organisé, le mardi 12 mai 2026 à Sarh, un atelier d’échanges consacré aux obligations des enseignants en matière de droits humains. La rencontre s’est tenue dans les locaux de la délégation provinciale de l’Éducation nationale et a réuni des enseignants des établissements publics et privés du primaire et du secondaire.
L’objectif de cette rencontre est de renforcer les connaissances des enseignants sur les textes protégeant les droits des élèves et de rappeler leurs responsabilités en milieu scolaire. Le délégué provincial des droits humains, de l’accès au droit et à la justice du Moyen-Chari, Ahmat Abba Sidick, a expliqué que les droits humains concernent toutes les personnes sans distinction, y compris les enfants en milieu scolaire. Selon lui, cet atelier vise à créer un espace de dialogue avec les enseignants afin qu’ils comprennent mieux leurs obligations légales et adoptent de bonnes pratiques dans les établissements scolaires.
Il a également insisté sur l’interdiction des châtiments corporels à l’école. Il a rappelé que les violences physiques envers les élèves sont prohibées par les textes du ministère de l’Éducation nationale. Malgré ces dispositions, certains cas continuent d’être signalés. Pour cette raison, il a invité les enseignants à privilégier des méthodes éducatives adaptées et conformes à la loi afin de corriger les élèves sans recourir à la violence.
Le professeur de philosophie au lycée Ahmed Mangué de Sarh, Adamou Bangdi, a souligné que les droits humains reposent sur plusieurs textes nationaux et internationaux garantissant la protection physique et morale de chaque individu. « Les élèves bénéficient également de ces droits et les enseignants ont le devoir de les respecter et de les appliquer dans leur travail quotidien. L’évolution du système éducatif impose aujourd’hui aux enseignants d’adopter une approche plus respectueuse de l’enfant. Plusieurs instruments juridiques internationaux ainsi que la Constitution tchadienne encadrent cette question et exigent la protection des apprenants dans les écoles », a-t-il précisé.
De son côté, Maïstanga Véronique, enseignante à l’École catholique associée de Sarh, estime que cette séance d’échanges permet aux enseignants de mieux comprendre les nouvelles réalités liées à l’éducation des enfants. « Les enseignants doivent désormais privilégier l’écoute, le dialogue et l’accompagnement des élèves au lieu des sanctions physiques. Lorsqu’un enfant adopte un mauvais comportement, il est important de chercher à comprendre les causes de son attitude afin de mieux l’orienter et l’aider à devenir un citoyen responsable dans la société », a-t-elle indiqué.
Au terme de cet atelier, plusieurs enseignants du Moyen-Chari ont exprimé le souhait de mettre en place un cadre permanent de réflexion et d’échanges afin de poursuivre les actions de sensibilisation sur les droits humains et la protection des élèves dans les établissements scolaires primaires et secondaires de la ville de Sarh.
Gabriel Ngaba Dieudonné












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