Cette année 2026, deux jeûnes religieux ont débuté, le mercredi 18 février. Le Ramadan, mois sacré pour les musulmans, et le Carême, observé par les chrétiens catholiques pendant quarante jours : une coïncidence à la fois symbolique et historique.
Alors que certains restent insouciants, d’autres se demandent comment ils vont traverser cette période. Pas de panique : puisqu’il s’agit d’une question de foi, la providence sera au rendez-vous, comme toujours. En plaçant toute leur confiance en Dieu, les croyants recevront les ressources et l’énergie nécessaires pour tenir le coup. Qu’il s’agisse de la chaleur, de la soif ou de la faim, rien n’est insurmontable. Pour subvenir à leurs besoins vitaux tout au long de cette période, les fidèles se confient à leur Créateur et comptent sur sa fidélité et sa bonté.
Des milliers de personnes, en plus de prier pour leur famille et pour le pays, porteront une attention particulière aux préceptes divins et s’efforceront de rejeter le mal sous toutes ses formes. En résumé, ces deux communautés se rapprocheront de leur Créateur, chacune à sa manière. Cette période sera marquée, comme à l’accoutumée, par des prières intenses, des moments de méditation et de réflexion spirituelle, du partage, des œuvres de bienfaisance et de miséricorde. Mais ce qui compte le plus, c’est l’état du cœur.
Selon les prescriptions religieuses, les croyants sont invités à l’introspection et à la remise en question pour se réconcilier avec l’Être suprême. La conversion des cœurs est cruciale et bénéfique. Dans un pays où le vivre-ensemble et la cohésion sociale constituent des préoccupations majeures, il est essentiel de cultiver la paix du cœur lors d’occasions favorables comme celles-ci. La véritable paix, lorsqu’elle habite un cœur, se répand autour de soi et nourrit la cohabitation et la tolérance entre les hommes. C’est également de cette paix que le Tchad a besoin.
Ainsi, que l’on jeûne ou non, la considération et le respect envers autrui doivent prévaloir, dans le respect de la laïcité prescrite par la Constitution. Ce n’est d’ailleurs pas trop demander : les Tchadiens ont souvent su mettre de côté leurs différences pour s’unir autour des valeurs communes. Le développement politique et socio-économique, objectif commun et ultime, ne peut se réaliser sans ce socle. Il est donc temps que, parallèlement aux préparatifs matériels et humains, la dimension spirituelle ne soit pas négligée, car elle reste essentielle.
La Rédaction












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