Alors que le processus judiciaire international lié à la guerre au Soudan connaît une nouvelle phase d’intensification, le Tchad est, une fois encore, la cible d’accusations infondées et dénuées de toutes bases juridiques solides. Ces allégations émanent d’une organisation non gouvernementale dénommée « Priorité pour la paix au Soudan », qui a saisi la Cour pénale internationale. Des accusations que le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger a rejetées avec fermeté, dénonçant une tentative de porter atteinte à l’image d’un État ayant fait le choix de la neutralité depuis le début du conflit.
Dans un communiqué officiel, la diplomatie tchadienne a rappelé que le Tchad n’a pris part, ni directement, ni indirectement, aux hostilités en cours au Soudan. Bien au contraire, N’Djaména n’a cessé d’appeler à un cessez-le-feu immédiat, à la protection des populations civiles et au respect strict du droit international humanitaire, tout en condamnant l’ensemble des violations commises par les différentes parties en conflit.
Au-delà des prises de positions diplomatiques, les faits sur le terrain témoignent de l’engagement humanitaire du Tchad. Plus d’un million de réfugiés soudanais ont trouvé refuge sur le territoire tchadien depuis le déclenchement de la guerre. Malgré des ressources limitées et une pression humanitaire et économique considérable, le pays leur a offert protection, accueil et assistance de base, illustrant une solidarité constante envers le peuple soudanais.
La réaction des institutions nationales ne s’est pas faite attendre, l’Assemblée nationale a exprimé à son tour, son rejet catégorique de ces accusations, les qualifiant d’atteinte à la souveraineté nationale et à la crédibilité internationale du Tchad. Elle a réaffirmé son soutien au président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi qu’au gouvernement, tout en soulignant que la ligne politique adoptée face à la crise soudanaise repose sur la neutralité, le respect du droit international et des engagements régionaux.
Supportant les conséquences d’un conflit auquel il n’est pas partie prenante, le Tchad apparaît aujourd’hui comme un pays affecté sur le plan humanitaire et non un acteur militaire ou politique de la guerre. Sa position demeure constante : non à la guerre, oui au dialogue, et aucune solution durable en dehors d’un processus pacifique plaçant l’intérêt du peuple soudanais au-dessus de la logique des armes. Dès lors, imputer au Tchad la responsabilité d’un conflit interne soudanais ne contribue ni à la justice ni à la paix. Au contraire, une telle démarche risque d’aggraver les tensions et élargir les clivages. Face à cette situation, le Tchad réaffirme son appel à une approche internationale responsable, fondée sur l’objectivité, la vérification des faits et le refus de toute instrumentalisation politique, dans l’optique de préserver la stabilité régionale et de promouvoir une paix durable au Soudan.
La Rédaction












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