À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Tchad, le 11 août 2026, Le Journal l’Info est allé à la rencontre du Général de Corps d’Armée Djontan Marcel Hoïnati. Dans cet entretien, il revient sur la création de l’Armée de Terre, ses missions stratégiques et les moments marquants d’une carrière consacrée au service de la Nation.
Créé dans la continuité du premier Régiment des tirailleurs sénégalais au Tchad après l’indépendance, le Commandement de l’armée de terre (COMAT), a connu une étape décisive avec la mise en place de son État-Major en 1992. Aujourd’hui, l’Armée de terre constitue l’une des principales composantes des forces de défense et de sécurité tant par ses effectifs que par ses capacités opérationnelles.
Selon le Général de Corps d’Armée Djontan Marcel Hoinati, les missions de l’Armée de Terre sont clairement définies par les textes en vigueur, notamment la loi du 10 mars 2026 portant réorganisation des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que le décret n°1289 du 24 août 2019. Elles consistent principalement à défendre l’intégrité du territoire national, protéger les populations et leurs biens, tout en contribuant, aux côtés des pays partenaires, aux opérations visant à préserver la stabilité et la sécurité dans la sous-région.
Sur le plan organisationnel, l’Armée de Terre s’appuie sur un État-major composé de plusieurs directions, bureaux et services techniques, organisés en divisions et en sections afin d’assurer une coordination efficace des opérations et de l’administration militaire.
Au-delà des aspects institutionnels, le Général Hoïnati livre un témoignage empreint d’émotion sur son parcours. Parmi les souvenirs qui ont profondément marqué sa carrière figurent les violents combats des 17, 18 et 19 avril 1990 à Hunoussouro, au Soudan, contre les Forces Armées Nationales (FAN) de Hissein Habré. Blessé au cours des affrontements, il conservera un handicap permanent au bras droit, une cicatrice qui témoigne du prix payé par de nombreux soldats pour défendre leur pays.
Son engagement ne s’est pas limité aux champs de bataille. Après avoir servi dans les forces armées, il a occupé les fonctions de Directeur général de la Police puis de Directeur général de la Gendarmerie nationale. Des responsabilités qu’il qualifie de particulièrement exigeantes, tant elles impliquent la protection des citoyens et la préservation de l’ordre public. Pour le Général Djontan Marcel Hoinati, le métier des armes repose avant tout sur des valeurs. « La discrétion, la loyauté, l’humilité, l’honnêteté, le respect de la vérité et la force tranquille » sont, selon lui, les principes qui ont guidé son parcours et façonné
Blaise Djimadoum Ngarngoune












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