La troisième vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mariam Djimet Ibet, a présidé, ce jeudi 5 novembre 2026, au Palais de la Démocratie, un atelier de renforcement des capacités des députés sur les principes budgétaires, économiques et financiers. Placées sous le thème « Le nouveau rôle de l’Assemblée nationale dans le cadre du processus budgétaire », ces assises visent à renforcer les compétences des parlementaires en matière d’examen et de contrôle des lois de finances, mais aussi d’évaluation des politiques publiques.
Cette formation de deux jours réunit les membres des commissions des Affaires économiques et financières, du Contrôle du budget autonome et des Objectifs de développement durable (ODD), ainsi que ceux du Comité d’évaluation des politiques publiques (CEPP).
À l’ouverture des travaux, le point focal chargé des formations et séminaires à l’Assemblée nationale, Dr Jacques Laouhingamaye Dingamaibé, a souligné que cette session constitue une étape importante dans le processus d’examen et d’adoption des lois de finances initiales. Il a rappelé que la loi de finances figure parmi les textes fondamentaux de la République et que sa maîtrise exige des connaissances spécifiques.
Abordant la portée du budget de l’État, il a indiqué que celui-ci ne doit pas être réduit à un simple document comptable. Il représente également un instrument politique qui traduit les orientations et les engagements du gouvernement en actions concrètes, mesurables et réalisables au profit des populations.
La troisième vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mariam Djimet Ibet, a rappelé que l’examen et l’adoption du budget, ainsi que le contrôle de son exécution, constituent des missions essentielles du Parlement.
Selon elle, le budget de l’État, au-delà des prévisions de recettes et de dépenses, demeure un levier majeur de mise en œuvre des politiques publiques, des priorités nationales et des engagements gouvernementaux. Il permet de transformer les ambitions de développement du pays en réalisations concrètes.
Elle a notamment cité plusieurs secteurs prioritaires concernés par les arbitrages budgétaires, notamment l’éducation, la santé, l’agriculture, l’élevage, les infrastructures, la sécurité, l’emploi des jeunes et l’autonomisation des femmes.
La parlementaire a insisté sur la nécessité pour les députés de maîtriser les principes budgétaires afin de mieux comprendre les mécanismes de préparation et d’exécution du budget, d’analyser les prévisions financières et d’apprécier les choix du gouvernement. Cette expertise devrait leur permettre de formuler des observations et des recommandations pertinentes dans l’exercice de leur mission de contrôle parlementaire.
Ndomadji Ndodegue












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