Le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, a appelé à l’apaisement et à la responsabilité après la grâce présidentielle accordée à plusieurs détenus politiques et de droit commun, par le Président de la République, Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno. Il s’est exprimé ce samedi 15 août 2026 lors d’une conférence de presse tenue à l’ONAMA.
Selon le ministre de la Communication, cette mesure de clémence s’inscrit dans la politique de réconciliation nationale, de cohésion sociale et de consolidation de la paix prônée par le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Il a salué une décision qu’il qualifie de geste de « grandeur et de pardon », estimant qu’elle doit permettre au pays de tourner une page et d’ouvrir une nouvelle étape de son histoire. « Aucun progrès du Tchad, aucune communauté, aucun parti politique et aucun homme ne peut, à lui seul, construire le Tchad », a déclaré Gassim Chérif Mahamat. Pour lui, les défis auxquels le pays fait face, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et du développement, exigent une mobilisation collective.
Le Porte-parole du Gouvernement voit également dans la grâce présidentielle un appel à l’humilité et à la responsabilité. Il invite les acteurs politiques à tirer les enseignements de cette décision et à œuvrer davantage en faveur de la paix, du vivre ensemble et du développement national.
Vers une nouvelle étape politique
Gassim Chérif Mahamat estime qu’un « deuxième temps politique » pourrait désormais s’ouvrir, notamment à travers la politique d’inclusion prônée par le chef de l’État. Se présentant comme un ancien politico-militaire, il affirme que certains acteurs ont déjà exprimé leur volonté de participer à la construction du pays.
Le ministre a appelé les différentes composantes de la société à dépasser les lectures fragmentées du Tchad. Il estime que le pays ne doit pas être perçu comme une juxtaposition de communautés ou de confessions, mais comme une nation diverse appelée à construire son avenir dans l’unité.
Il a particulièrement insisté sur l’égalité des chances pour tous les Tchadiens, hommes et femmes, quelle que soit leur région d’origine. « Il n’y a pas deux Tchad », a-t-il martelé, rejetant les clivages fondés sur les appartenances religieuses, régionales ou communautaires.
S’adressant à la population au lendemain de la grâce présidentielle, le Porte-parole du gouvernement a appelé à l’apaisement et à la responsabilité. Il a mis en garde contre une lecture manichéenne de la situation nationale, consistant à opposer un prétendu camp du bien à un camp du mal ou à réduire les réalités du pays à des clivages entre le Nord et le Sud, ou encore entre musulmans et chrétiens.
Pour le ministre, ces perceptions binaires sont susceptibles d’alimenter les tensions et de conduire à des situations « compliquées et fâcheuses ». Il reconnaît toutefois que plusieurs défis demeurent, notamment en matière de développement, de justice, d’égalité des chances et de décentralisation.
Le gouvernement, assure-t-il, travaille à apporter des réponses à ces préoccupations. Gassim Chérif Mahamat a évoqué les investissements réalisés ces dernières années dans les infrastructures routières, estimant que le nombre de kilomètres de routes bitumées construits sous la présidence du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno dépasse celui réalisé au cours de plusieurs décennies précédentes.
Pour le porte-parole du gouvernement, la grâce présidentielle doit ainsi être considérée comme une opportunité de renforcer l’apaisement, la réconciliation et la cohésion nationale. Il invite les acteurs politiques et l’ensemble des citoyens à saisir cette occasion pour œuvrer collectivement à la construction d’un Tchad plus uni, stable et prospère.
Ndomadji Ndodegue










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