N’Djaména abrite du 12 au 14 mai 2026 un atelier national de formation dit ASTII, acronyme anglais de l’Initiative des indicateurs africains de la science, de la technologie et de l’innovation. Un atelier qui vise à évaluer la capacité à innover et à investir dans la recherche dans un contexte de paix durable et de gouvernance pour une économie mondiale fondée sur la connaissance. C’est le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Dr Sitack Yombatinan, qui a ouvert les travaux en présence notable de la représentante de l’Union africaine, Maria José Samba Ovono Obono.
De manière générale, cette formation a pour objectif de contribuer au renforcement des capacités humaines et institutionnelles dans le domaine de la gestion des données de recherche et d’innovation pour produire des indicateurs au standard international ; ceci grâce aux enquêtes face au contexte socioéconomique en évolution rapide. De façon plus spécifique, à l’issue des assises, les bénéficiaires devraient pouvoir maîtriser les concepts et définitions relatives aux activités scientifiques, technologiques et d’innovation, à la fois dans les secteurs des entreprises et des pouvoirs publics en lien avec les élections, la paix, la sécurité, etc.
Le représentant de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), Séké Lukovi, a indiqué que lesdites assises constituent un engagement continental qui consiste à construire des systèmes nationaux d’innovation robustes. Ce qui permettra de conduire le continent vers le savoir et donc le développement. Il a également plaidé pour le Tchad qui ne l’a toujours pas fait afin de mettre en place ledit système. Quant à la représentante spéciale du président de la Commission de l’Union africaine, Maria José Samba Ovono Obono, elle a davantage mis l’accent sur le fait que son institution est disposée à apporter au pays de Toumaï tout son appui pour réaliser et réussir son processus d’élaboration des systèmes de données. Elle a, par ailleurs, félicité et encouragé les plus hautes autorités du pays avec à leur tête le président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi qu’à tout son gouvernement pour leur engagement ferme dans ce processus.
L’arrimage du Tchad est indispensable
Pour le chef du département ministériel de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Dr Sitack Yombatinan, aucun pays ne peut réussir seul ; la coopération régionale et le partage des connaissances demeurent essentiels. « L’Union africaine, par le biais de l’AUDA-NEPAD et de l’initiative ASTII, qui continue de faire preuve d’un leadership visionnaire en aidant les pays africains à mettre en place des données STI harmonisés et comparables au niveau international, restera l’un de nos partenaires clés dans la réussite de notre mission », a-t-il précisé. Et de poursuivre que l’avenir de l’Afrique dépendra largement de la capacité de ses enfants à mobiliser les connaissances, avec en priorité, la science, l’innovation et la technologie, et à les mettre au service du développement. Selon lui, investir dans les systèmes des données et l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes, c’est investir dans l’avenir de tous. « Utilisons cet atelier comme une plateforme pour réaffirmer notre engagement commun pour bâtir un système d’innovation plus robuste, contribuant à la paix, à la stabilité, à la bonne gouvernance et à une transformation socioéconomique durable au Tchad et dans toute l’Afrique », a conclu le ministre.
Riamian Doumtoloum Ghislain












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