La sixième édition du concours « Champion/Championne du traitement de l’information sur l’enfance » a été officiellement lancée ce 28 juillet 2026 à la Maison de la presse du Tchad. Cet événement est organisé conjointement par la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) et le bureau de l’UNICEF au Tchad.
La cérémonie a réuni de nombreux acteurs des médias. Les organisateurs ont rappelé une réalité majeure : le Tchad est un pays jeune, où plus de la moitié de la population a moins de 20 ans. Cette situation démographique fait de l’enfance un enjeu social prioritaire.
Par la plume, le micro ou la caméra, les journalistes ont le pouvoir de donner à l’enfance tchadienne la place qu’elle mérite dans le débat public. « Ce concours est le fruit d’une coopération exemplaire entre la HAMA et l’UNICEF, deux institutions qui ont compris, avant beaucoup d’autres, que la qualité de l’information sur l’enfance n’est pas un luxe rédactionnel, mais un impératif moral et un levier de développement », a déclaré Djéndoroum Mbaïninga, rapporteur du comité de gestion de la Maison de la presse.
Organisé depuis six ans, ce concours traduit la conviction que les médias sont des acteurs incontournables de la promotion et de la protection des droits de l’enfant. « La question de l’enfance ne devrait pas être mise en lumière uniquement à l’occasion de ce concours ou lors des journées commémoratives. Elle mérite une place durable dans vos lignes éditoriales », a souligné Moustapha Annadjid, représentant de la cheffe de section de l’UNICEF.
Le traitement de l’information relative à l’enfance exige rigueur et professionnalisme. Le reportage nécessite une immersion sur le terrain et met en lumière la réalité des communautés. « Donner la parole aux sans-voix, dénoncer les injustices, alerter sur les conditions de vie et de travail des enfants, mettre en lumière les initiatives porteuses d’espoir pour le bien-être de l’enfant et contribuer à la construction d’une société plus juste, plus équitable et plus inclusive », a rappelé Ahmat Adam Bahar, président du comité d’organisation.
Le concours récompense les meilleures productions dans quatre catégories : radio, télévision, presse écrite et presse en ligne. Le genre retenu est le reporte. Les reportages radio devront durer entre une et trois minutes, tandis que ceux destinés à la télévision devront être compris entre une et quatre minutes. Les articles de presse écrite devront compter entre 3 000 et 4 500 signes, contre 2 500 à 3 000 signes pour la presse en ligne. Toutes les productions devront traiter des droits de l’enfant dans le respect des règles d’éthique et de déontologie journalistiques.
Les œuvres devront être soumises sous deux formats : une copie numérique de bonne qualité sur clé USB pour les catégories radio et télévision, et une version imprimée en couleur pour les catégories presse écrite et presse en ligne. Chaque dossier de candidature devra comprendre une fiche d’inscription téléchargeable sur le site de la HAMA, une copie de la carte d’identité de journaliste professionnel ainsi qu’une attestation de diffusion ou de publication dûment signée par le responsable du média employeur. Les dossiers devront être déposés sous pli fermé au secrétariat général de la HAMA avec la mention : « Concours en journalisme – Champion/Championne du traitement de l’information sur l’enfance – Édition 2026 », au plus tard le vendredi 30 octobre 2026 à 11 heures.
À travers la production de contenus de qualité, les journalistes sont appelés à porter la voix des enfants, à mettre en lumière leurs réalités, leurs défis, mais aussi leurs aspirations et leurs réussites. La protection de l’enfance ne doit pas être un thème éphémère. À travers cette initiative, la HAMA et l’UNICEF entendent promouvoir l’excellence journalistique tout en renforçant la crédibilité des médias auprès du public.
Streve Dinguemtog












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