La rentrée scolaire 2025-2026, fixée au 15 septembre pour les classes d’examen et au 1er octobre pour les classes intermédiaires, fait remonter l’effervescence aussi bien chez les élèves que dans leurs familles. Si une partie des apprenants est déjà sur le chemin des classes, l’autre en revanche, est encore à la recherche des fournitures scolaires essentielles.
Des appréhensions se font déjà sentir du côté des élèves des établissements publics de N’Djaména. Parmi les principales préoccupations, la pléthore dans les salles de classe, qui compromet la qualité de l’enseignement. « L’année dernière, j’ai dû fournir beaucoup d’efforts pour être admis en classe supérieure, car il était très difficile de comprendre les cours avec autant d’élèves dans une seule salle », confie Ndoubambaye Aubert, élève en Terminale au lycée de Gassi. Il redoute également le manque de manuels scolaires, un défi récurrent auquel sont confrontés plusieurs établissements.
D’une part, les élèves estiment que le calendrier scolaire 2025-2026 est intervenu un peu trop tôt, en pleine période de difficultés économiques. L’élève Grâce Mbaïlassem souligne que la cherté de vie met à rude épreuve les parents d’élèves. « Beaucoup de mes amies n’ont pas encore eu leurs fournitures scolaires et ne sont pas inscrites à cause de la vie chère», confie-t-elle. Pour leur part, les élèves des classes d’examen appellent à la présence effective des enseignants dès le début de l’année, afin d’éviter les retards dans l’exécution du programme. Ils espèrent également que les grèves et absences répétées ne viendront pas perturber leur préparation.
Pour Aïcha Blandine Oumar, cette rentrée autorisée par le ministère en charge de l’Éducation nationale permettra de mieux couvrir le programme scolaire, à condition qu’il n’y ait pas de perturbation. « Même si cela peut créer du stress au début, c’est une bonne mesure pour finir le programme à temps », affirme-t-elle. Allagolmem Edmond, parent d’élève, partage cet avis avec optimisme. « Je suis satisfait que la rentrée scolaire se déroule à la date prévue. Mon enfant va retrouver ses camarades et ses enseignants, ce qui est toujours rassurant », déclare-t-il. Il espère toutefois que cette rentrée soit synonyme de stabilité et de rigueur dans l’encadrement pédagogique. Cependant, il est à constater que plusieurs défis que les élèves ont évoqué à propos du contenu des manuels scolaires, de l’état des tables bancs, du programme non harmonisé, etc, qui doivent retenir l’attention des autorités en charge de l’Education.
Yonwa Maïlébélé et Alladigba Donatien (stagiaire)












Ajouter un commentaire