Le ministère de la Santé publique et ses partenaires, ont célébré la Journée internationale de la prématurité ce mercredi 17 décembre 2025 à l’hôpital Notre Dame des Apôtres sous le thème « Donnez aux bébés prématurés un bon départ pour un avenir meilleur ».
L’objectif de cette journée est de sensibiliser et faire un plaidoyer en faveur de la santé néonatale. Aussi, prendre un engagement collectif pour protéger les enfants venus trop tôt au monde, car ils sont vulnérables. C’est une mission de vie et une responsabilité partagée de garantir à chaque enfant né prématuré, un avenir plus stable, a dit la Sœur Gisèle Orekan représentante de la directrice de l’hôpital Notre des Apôtres. Elle a soutenu que, les enfants prématurés et leurs mères ont besoin d’accompagnement. Les conditions de prise en charge telles que les couveuses, respiratoires, matériels et consommables, doivent être réunies afin d’offrir un environnement propice à la croissance des bébés nés avant la 28ème semaine de la grossesse.
Pour la représentante du Fonds des Nations-Unies pour la population (UNFPA), Yewande Osarhieme Odia, le thème interpelle le gouvernement, la société civile et l’ensemble des acteurs du système sanitaire à propos de la santé néonatale. « La prise en charge des prématurés et la réduction de la mortalité infantile et néonatale, nous préoccupent. En 2020, 13, 4 millions d’enfants sont nés avant le terme dont 2 millions d’entre eux sont décédés suite à l’accouchement. Les survivants sont à tout moment en situation de vulnérabilité. Les pays ayant des revenus faibles comme le Tchad, enregistrent plus des cas des naissances prématurées », a-t-elle informé. Elle a plaidé pour une prise en charge optimale et la prévention, parce que, martèle-t-elle la prématurité est l’une des causes principales de la mortalité infantile et néonatale. Elle a réaffirmé l’engagement de l’UNFPA aux côtés du gouvernement tchadien.
Le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Dr Mahamat Hamid Ahmat a souligné que, la prématurité demeure un défi majeur qui nécessite un engagement collectif. « Au Tchad, la situation est préoccupante. Nous faisons partie des pays ayant les chiffres les plus élevés au monde. Nous avons 33 enfants prématurés sur 1000 naissances. Nous devons innover et investir pour donner une meilleure chance à ces enfants qui n’ont pas fait le choix de leur situation », a-t-il renseigné. Il affirmé que, le chef de l’Etat, le Maréchal Mahamat Idriss Déby place la santé de la mère et de l’enfant au cœur de ses priorités.
Kary Amadou












Ajouter un commentaire