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Economie

Secteur privé : Vers un écosystème des affaires plus attractif

Les réformes du climat des affaires au Tchad ont fait l’objet d’un atelier ouvert le 25 juin 20026 à l’hôtel de l’Amitié de N’Djaména. L’initiative portée par le ministère du Commerce et de l’Industrie et celui des Finances, du Budget, du Commerce, du Plan et de la Coopération internationale vise à diagnostiquer les goulots d’étranglement qui affectent la compétitivité de l’économie nationale.

Pour acteurs du monde des affaires et les décideurs politiques réunis, il est question de s’entendre sur un cadre réglementaire clair et prévisible dans un effort de sursaut national pour disposer d’un cadre plus attractif, incitatif et compétitif afin d’appâter les investisseurs et entrepreneurs. Dans cet élan, le coordonnateur du climat des affaires au Tchad, Douzounet Mallaye, a plaidé pour un diagnostic lucide et sans complaisance pour assainir un environnement parfois hostile, faute de la lourdeur des procédures, des incertitudes et du caractère complexe des textes. Tout ceci contribuera, selon lui, à exploiter les nombreuses potentialités économiques du pays. Il a mis un point d’honneur sur la nécessité de la clarté des textes et la disponibilité de l’eau et de l’énergie comme préalables à un climat des affaires attractif.

Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a mis en avant  cinq axes prioritaires pour ces réformes devant faire du Tchad une terre d’opportunités et une destination de confiance pour « ceux qui entreprennent, investissent, innovent et créent de l’emploi.» il a cité l’amélioration de l’accès aux services essentiels, le financement des micros, petites et moyennes entreprises, la facilitation du commerce transfrontalier, la transformation numérique de l’administration économique et le renforcement du dialogue public-privé. Ces réformes sont importantes pour inspirer confiance, rassurer et protéger le secteur privé appelé à exprimer tout son potentiel, a rappelé le ministre.

Attirer et maintenir les investisseurs

Par-delà ces potentialités, le Tchad doit avoir un environnement qui garantit la sécurité des investisseurs, a soutenu le ministre du Commerce et de l’Industrie. « Les investisseurs viennent dans un pays pour les opportunités qu’il offre. Mais ils y restent et y développent leurs activités en raison de la confiance que leur inspire son environnement économique », a relevé le ministre Dr  Guibolo Fanga Mathieu.  Cette confiance se construit d’après lui par « des institutions efficaces, des règles claires et prévisibles, des procédures simples, une administration performante et une volonté constante de lever les obstacles qui freinent l’initiative privée.»

Dans sa prise de parole, le ministre d’Etat, ministre des Finances, du Budget, de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Tahir Hamid Nguilin, a mis en avant la position géographique « très stratégique »du Tchad, ses nombreuses ressources et son « capital humain impressionnant». Le ministre a  demandé, dans la foulée de ces réformes en cours, « moins de bureaucratie et plus de digitalisation des services économiques ». Tahir Hamid Nguilin a saisi l’opportunité pour évoquer des défis dans ce domaine, notamment la question du foncier pour les investisseurs.

Blaise Mbaïadoumbeye

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