Installé en février 2025, le Conseil provincial du Sila a dressé le bilan de sa première année d’exercice. Son président, Mahamat Assouar Mahamat, revient sur les réalisations enregistrées, les nombreux défis rencontrés, mais aussi les perspectives de développement pour la province.
De manière globale, il estime que la province progresse, malgré des contraintes structurelles liées au manque de ressources et à l’insuffisance des infrastructures. « Remplir ces missions au service de la population est une fierté immense », affirme-t-il, tout en réitérant son engagement en faveur de la bonne gouvernance et du développement local.
Dès sa prise de fonction, plusieurs priorités ont été définies : renforcer la cohésion et la collaboration entre les membres du conseil, améliorer les conditions de travail et les infrastructures administratives, ainsi que promouvoir le développement local. À ce titre, des actions ont été engagées dans des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé et l’accès à l’eau potable. Le président insiste également sur la nécessité d’une gestion transparente et efficace des ressources publiques, qu’il considère comme le socle de son engagement.
Malgré ces avancées, de nombreuses difficultés freinent l’action du Conseil provincial. Parmi les principaux obstacles figurent le manque de moyens financiers et logistiques, l’insuffisance des infrastructures, l’accès difficile à certaines zones et le déficit en personnel qualifié. À ces contraintes s’ajoutent des défis liés à la sensibilisation des populations, au renforcement des capacités du personnel et à la coordination entre les différents acteurs locaux. « Malgré ces difficultés, nous poursuivons nos efforts pour apporter des solutions durables, » assure Mahamat Assouar Mahamat.
Des attentes élevées face à des moyens limités
Le président reconnaît que les attentes des populations restent importantes, alors que les ressources disponibles demeurent insuffisantes. Le budget alloué, précise-t-il, permet de couvrir uniquement les actions prioritaires, sans répondre pleinement aux besoins de développement de la province. Dans ce contexte, il souligne la nécessité d’une priorisation rigoureuse des projets ainsi que la recherche de partenariats complémentaires pour soutenir les initiatives locales.
Sur le plan relationnel, Mahamat Assouar Mahamat se veut rassurant. Il affirme que les relations avec les populations sont globalement bonnes et reposent sur l’écoute, le dialogue et la collaboration. Le Conseil provincial encourage ainsi la participation citoyenne afin de mieux identifier les besoins prioritaires et adapter les actions aux réalités du terrain. Il privilégie également la concertation et entretient des relations de travail constructives avec les autorités administratives et les autres conseillers provinciaux.
Hamza Mahamat Achirek












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