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Politique Tchad

Tchad : 3, 4 millions de personnes ont besoin d’assistance humanitaire en 2026

La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa a lancé le Plan de réponse humanitaire ( HNRP 2026) et celui de réponse pour les réfugiés (RRP 2026) à la salle Hourmadji Moussa Doumngor de l’ONAMA, le jeudi 5 février 2026. Des membres du gouvernement et autres personnalités ont été présents. A travers ce plan humanitaire, le gouvernement et ses partenaires prévoient assister 3, 4 millions de personnes en situation de vulnérabilité.

Les objectifs de ces plans humanitaires sont, entre autres, sauver des vies, assurer la protection, réduire la vulnérabilité et renforcer la résilience des capacités de l’État et des communautés. L’année 2025 a été marquée par l’épidémie de choléra, l’insécurité alimentaire, la crise des réfugiés soudanais et conflits communautaires. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement tchadien et ses partenaires doivent mobiliser 986 millions de dollars américains.

Le lancement du Plan de réponse humanitaire vise à stimuler l’attention du gouvernement et des partenaires au niveau national et international sur les urgences humanitaires au Tchad. Ce document vient en appui à la stratégie de mobilisation des ressources financières pour répondre aux besoins humanitaires. « Face à la raréfactation des ressources, nous devons mutualiser nos efforts afin de répondre aux besoins urgents d’assistance. Car Nous avons un devoir de redevabilité envers les personnes en situation de vulnérabilité », a souligné le chef de Bureau de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) au Tchad, Dieudonné Bamouni.

Toutefois, il a relevé les difficultés auxquelles les agences, les Organisations non gouvernementales et les services humanitaires de l’État ont dû faire face. Il s’agit notamment de la faible mobilisation des ressources financières, l’insécurité, la protection sociale, l’éducation, l’insécurité alimentaire et les problèmes d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les camps de réfugiés et au sein des communautés hôtes. « En termes de perspectives, nous devons renforcer la coordination, la mobilisation des ressources, la flexibilité, l’accès humanitaire et l’amélioration du rapportage », a ajouté Dieudonné Bamouni.

Mobiliser plus des ressources 

Le Coordonnateur du système des Nations Unies au Tchad, Dr François Batalingaya a rappelé que la baisse des financements mondiaux impacte les actions humanitaires. « Personne ne doit être laissée de côté. L’ensemble des partenaires doivent soutenir les efforts du gouvernement tchadien que je salue d’ailleurs sa solidarité et sa résilience », a-t-il réitéré.

La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa a martelé que, le lancement de ce plan humanitaire n’est pas une nouveauté certes, mais il est important pour l’élaboration des stratégies pour les interventions humanitaires. Selon elle, malgré le contexte économique difficile, le Tchad n’a pas failli au principe de l’humanité. « Malgré la conjoncture, nous avons placé la protection sociale parmi les priorités nationales afin d’assister les personnes vulnérables. La solidarité renforce la cohésion sociale.

Le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a mis un accent particulier sur les actions humanitaires. Avec l’afflux des réfugiés soudanais dans l’Est du pays et les chocs du changement climatique, la réponse humanitaire doit être coordonnée pour mieux faire face aux défis de l’insécurité alimentaire, d’hygiène et d’assainissement », a-t-elle insisté. La ministre a affirmé que, ce plan permettra de renforcer des mécanismes humanitaires. Elle a exprimé la gratitude du gouvernement tchadien à l’ensemble des partenaires humanitaires.

Kary Amadou

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