Les membres du Cadre permanent de dialogue politique (CDPD) se sont réunis le mardi 10 février 2026 à leur siège dans le 8ème arrondissement de la ville de N’Djaména, pour une session décisive consacrée à la mise en place de leurs organes de direction. Cette rencontre, qui marque le démarrage effectif des activités du cadre, a abouti à la désignation d’un bureau paritaire entre la majorité présidentielle et l’opposition démocratique.
À l’issue des échanges, Pahimi Padacké Albert, président du RNDT-Le Réveil et chef de file de l’opposition, a été désigné président du CDPD pour la première année. Le poste de vice-président revient à Aziz Mahamat Saleh, chef de la majorité présidentielle, et secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS). Cette configuration respecte les accords conclus entre les différentes parties, fondés sur le principe de l’alternance et de la parité.
S’exprimant à la sortie de la réunion, le nouveau président du CDPD a salué l’esprit de dialogue qui a prévalu lors de cette première rencontre. « À l’issue de ce dialogue entre la majorité et l’opposition, les participants ont réaffirmé leur engagement en faveur du dialogue républicain et de la recherche de solutions consensuelles dans l’intérêt général », a déclaré Pahimi Padacké Albert.
Au-delà de la mise en place du bureau, les membres du CDPD ont également procédé à la création de plusieurs structures techniques destinées à encadrer le fonctionnement du cadre. Cinq comités ont ainsi été institués, dont un chargé de la rédaction du règlement intérieur, considéré comme un préalable indispensable au bon fonctionnement de l’institution. Un autre comité aura pour mission d’examiner et de préparer un budget permettant au CDPD de disposer des moyens nécessaires à ses activités.
Pour le président du cadre, cette dynamique de concertation s’inscrit dans un contexte particulier, marqué par une situation sécuritaire sous-régionale préoccupante et la préparation de la prochaine élection présidentielle. « Dans ce contexte, la majorité et l’opposition ont fait le choix responsable de s’asseoir autour d’une même table pour se parler », a-t-il souligné, rappelant que le dialogue politique exige « un sens élevé des responsabilités ». Insistant sur le rôle de l’opposition au sein du cadre, Pahimi Padacké Albert a tenu à préciser que le dialogue avec la majorité ne saurait être interprété comme un signe de faiblesse. Selon lui, le CDPD ne doit pas se limiter à un simple cercle d’élus, mais devenir un espace de propositions et de réformes au service de l’intérêt national. « Le dialogue politique doit permettre de transformer les divergences en propositions constructives afin que le pays puisse avancer », a-t-il affirmé.
Créé par le décret n°3274/PR/2025 du 30 décembre 2025, le cadre permanent de dialogue politique a pour mission de favoriser la concertation entre les partis politiques et d’accompagner la vie démocratique nationale. Il est composé de 30 membres, dont 15 issus de la majorité présidentielle et 15 de l’opposition démocratique.
Avec la mise en place de ses instances dirigeantes, le CDPD entre désormais dans une phase opérationnelle, porteuse d’espoirs pour un dialogue politique apaisé et constructif.
Sikngaye Tamaltan Inès












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