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Sécurité

Wadi Fira : Un appel à l’unité et à la paix après l’épreuve

Le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, s’est rendu le mardi 28 avril 2026, au village Kouragnaye, situé dans la sous-préfecture de Guéréda rural. Cette descente fait suite à l’altercation ayant fait plus de 40 morts le 24 avril 2026.

La descente du chef de l’Etat sur le terrain est pleine de sens et de symboles. Le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno va, sans nul doute, évaluer personnellement la situation sécuritaire et humanitaire, mais aussi et surtout renforcer les dispositifs militaires afin de rassurer les populations locales. De ses rencontres avec les autorités administratives, sécuritaires, traditionnelles et religieuses, des solutions idoines seront trouvées pour apaiser les cœurs éplorés.

Peu avant l’arrivée du Président de la République, le Vice-Premier ministre, Limane Mahamat, accompagné des autorités traditionnelles et militaires, s’est rendu au village Kouragnaye, canton de Troua Nord, dans la sous-préfecture de Guéréda rural, province de Wadi Fira. Il a transmis les condoléances du Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, en son nom propre ainsi qu’au nom de toute la délégation. La délégation a exprimé sa solidarité aux autorités locales et religieuses  et compatit  avec la population durement éprouvée par les récents événements meurtriers.

Dans son intervention empreinte de sagesse et d’apaisement, il a exhorté les habitants à faire preuve de patience, de retenue et de responsabilité. Il a insisté sur la nécessité d’éviter les querelles, la vengeance et la haine, rappelant que ces sentiments ne font qu’aggraver les blessures déjà profondes.

Selon lui, les populations de cette localité partagent des liens indéfectibles, forgés par le sang et une histoire commune. «Vous êtes condamnés à vivre ensemble », a-t-il souligné, tout en appelant chacun à privilégier la cohabitation pacifique et l’harmonie sociale. Il a fermement insisté sur le fait qu’aucune division ne devait  briser cette unité essentielle.

Prenant la parole à son tour, le chef de canton de Troua Nord, Bichara Gria, a exprimé son profond regret face à la situation. Il a toutefois mis en lumière l’une des causes sous-jacentes de cette crise, affirmant que le manque d’accès à l’eau a contribué à exacerber les tensions. Selon lui, si les besoins fondamentaux avaient été satisfaits, cette tragédie aurait pu être évitée. Il en a profité pour lancer un appel pressant au gouvernement afin de répondre aux attentes urgentes des populations.

Dans la même dynamique, l’un des représentants des victimes a pris la parole pour exprimer les préoccupations des habitants. Il a plaidé avec insistance pour un meilleur accès à l’eau potable ainsi que pour un renforcement de la sécurité dans la zone. Ces revendications traduisent une volonté claire de prévenir de nouveaux drames et de restaurer un climat de confiance.

Cette visite constitue ainsi une étape importante vers l’apaisement, tout en mettant en évidence les défis à relever pour garantir une paix durable dans la région.

Badour Oumar Ali, envoyé spécial

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