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Citoyenneté numérique : 100 jeunes outillés pour luttercontre la désinformation

L’atelier de formation consacré à la citoyenneté numérique et à la lutte contre la désinformation s’est officiellement achevé ce mardi 19 mai 2026 au Musée national de N’Djaména. Organisée par l’ONG House of Africa en collaboration avec ses partenaires, cette formation a permis de renforcer les capacités de 100 jeunes tchadiens durant cinq jours.

Le coordonnateur du projet Youssouf Allafouza Mahamat a rappelé les fondamentaux dispensés qui sont la compréhension des principes de la citoyenneté numérique, l’identification des dangers liés aux fausses informations, l’appropriation des méthodes de vérification des sources, ainsi que le respect des valeurs républicaines dans l’espace virtuel. Selon lui, l’objectif est de faire des Tchadiens ambassadeurs du numérique, de la responsabilité citoyenne et de la cohésion sociale.

Le directeur général adjoint de l’Agence de développement des technologies de l’information et de la Communication (ADETIC), Abdouraman Tom Hamit a souligné le rôle pivot de la jeunesse dans la transition technologique. Il affirmé queface à l’évolution rapide des technologies, la maîtrise des outils numériques et la capacité à déceler les fausses nouvelles constituent désormais des compétences essentielles. « Si la désinformation fragilise le tissu social, une jeunesse pleinement formée et consciente devient un rempart indispensable pour préserver la paix et le vivre-ensemble », a-t-il indiqué.

Le directeur des Etudes et des Planifications représentant le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Hissein Haïssou a insisté sur la dimension éthique de l’utilisation d’Internet. Il a précisé qu« être citoyen numérique, ce n’est pas seulement utiliser l’internet ou les réseaux sociaux. C’est savoir utiliser les outils numériques avec responsabilité, respect, discernement et esprit critique ».

​Les bénéficiaires directs de la formation ont exprimé leur satisfaction quant à la méthodologie axée sur des cas pratiques. Les ateliers de fact-checking leur ont permis d’analyser concrètement des contenus textuels, mais aussi de comprendre les processus de vérification appliqués aux vidéos et aux images.

Tchouyabé Ouadjé Grâce, participante et membre de la communauté U-Report de Ngonba, a affirmé appréhender cette fin de formation non comme un aboutissement, maiscomme le début d’un engagement.

De son côté, Mbaïnayel Évariste a reconnu qu’avant l’atelier, de nombreux utilisateurs manipulaient les téléphones au quotidien de manière ignorante face aux flux d’informations. « À l’issue de cette formation, cela nous a permis de voir comment détecter les fausses informations », s’est-il réjoui.

Abdeljalil Bachar Bongo, président de l’ONG House of Africa, a apporté des précisions sur la suite des événements, confirmant que cette formation de 100 jeunes ne constituait qu’une première étape. L’association s’appuiera sur la base de données des participants pour en faire des relais actifs dans leurs arrondissements respectifs.

Pour la seconde phase du projet, une campagne de proximité intitulée « Jeunesse pour un Internet plus sûr » est planifiée. Afin d’optimiser l’impact des messages de prévention contre les dérives en ligne et les discours de haine, la sensibilisation sera menée au plus près des communautés. « On va les utiliser comme des ambassadeurs. On va travailler ensemble, quartier par quartier, et sensibiliser les gens, nos parents en langues locales », a-t-il souligné. La formation s’étendra dansprovinces du pays.

Streve Dinguemtog (stagiaire)

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