La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa et le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Coordonnateur humanitaire au Tchad, Dr François Batalingaya ont présenté, ce jeudi 23 juillet le briefing d’une mission conjointe effectuée du 21 au 22 juillet dans la province du Lac.
Cette mission a pour objectif de constater les conditions de vie des nouvelles vagues de personnes déplacées dans les départements de Kaya et de Fouli, où près de 60 000 déplacés représentant plus de 10 000 ménages sont actuellement accueillis. La ministre, Zara Mahamat Issa a rappelé que le Gouvernement tchadien poursuit ses efforts pour assister les populations affectées. Elle a indiqué que des vivres et des articles non alimentaires ont déjà été distribués aux ménages les plus vulnérables. Cette assistance, selon elle, demeure insuffisante face à l’ampleur des besoins observés sur le terrain. Selon la ministre, les premières pluies aggravent davantage les difficultés auxquelles sont confrontées les familles déplacées. Les enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes vivent dans des conditions particulièrement précaires, avec un accès limité aux services sociaux essentiels. Elle a notamment insisté sur le manque d’eau potable. Au cours de la mission, la délégation n’a constaté qu’un nombre très réduit de points d’eau fonctionnels, insuffisant pour satisfaire les besoins de dizaines de milliers de personnes. À cela s’ajoutent les défis liés à la sécurité alimentaire, aux soins de santé, à l’hygiène, à l’assainissement, aux abris et à la protection des populations.
« Cette région possède de nombreuses richesses. En accompagnant les populations dans les secteurs productifs, nous pouvons progressivement les conduire vers l’autonomie plutôt que de les maintenir dans une dépendance permanente à l’aide humanitaire », a déclaré la ministre. Abordant la question du financement de la réponse humanitaire, la ministre a fait savoir que les ressources disponibles restent largement en deçà des besoins. Les partenaires humanitaires ne disposent actuellement que d’environ 750 000 dollars, soit près de 6 % des financements recherchés, alors que les besoins sont estimés à 12 millions de dollars. Pour sa part, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Dr François Batalingaya, a annoncé la mobilisation de 2 millions de dollars à travers le Fonds humanitaire régional pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
Hassaballah Ahmat khamis












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