La saison des pluies transforme le paysage économique de N’Djaména. Pour de nombreux commerçants, cette période représente une opportunité financière majeure. Sur les étals, manteaux, bottes, parapluies et imperméables abondent, mais peinent parfois à trouver de preneurs.
Cette saison des pluies rime avec les bonnes affaires. Quand il pleut, les vendeurs des kits de protection contre la pluie se frottent les mains. Dans la matinée du lundi 20 juillet 2026, l’ambiance est calme dans les points de vente. Les premières pluies ont marqué le début de la saison, mais les clients se font attendre chez certains vendeurs. D’autres, au contraire, affichent une mine réjouie. Pour eux, le commerce prospère, mais évolue en dents de scie.
Le contraste est frappant selon les conditions météorologiques. Les jours sans précipitations, les bénéfices stagnent autour de 20. 000 francs CFA. En revanche, les journées pluvieuses permettent de réaliser des chiffres d’affaires allant jusqu’à 65 000 francs CFA. Cette dynamique pousse les commerçants à adopter des stratégies adaptées.
Des stratégies de vente agiles
Les vendeurs de kits de pluie multiplient les techniques pour attirer la clientèle. Djimrangar C., incarne cette détermination. Commerçant ambulant, il transporte son stock dans un sac à dos. Il propose des bottes entre 5 500 et 6 500 francs CFA. Pour les manteaux, il oriente les clients vers son fournisseur au grand marché. Nodjiré I., adopte une méthode différente. Il possède un point de vente fixe, mais il ne s’en contente pas. Il sillonne les rues pour aller au contact des habitants. « Je vends sur place le soir. Je marche aussi de porte en porte pour augmenter mes gains », explique-t-il. D’autres commerçants privilégient la visibilité. Ils installent leurs marchandises à même le sol dans des zones stratégiques. Certains n’hésitent pas à pratiquer la vente à la criée pour capter l’attention des passants.
Pour certains acteurs de ce marché, la vente de kits de pluie est un moyen de préparer l’avenir. Djimrangar C. est élève. Il passera bientôt en classe de seconde. Ses revenus servent un objectif précis : financer ses fournitures scolaires et son inscription. « Je veux aider mes parents cette année. Je suis un grand garçon », confie-t-il. Ce travail saisonnier représente donc un soutien précieux pour les familles.
Malgré un début de saison des pluies timide dans certains marchés, les commerçants gardent le moral. La saison ne fait que commencer. Ils parient sur la durée des précipitations pour écouler leurs stocks. Le marché, bien que dépendant des caprices pluviométriques, reste un secteur vital pour ces travailleurs de l’ombre. À N’Djaména, la pluie ne tombe pas seulement du ciel. Elle permet aussi de faire tourner une économie informelle où chaque vente compte. Les prochains mois confirmeront si les espérances des vendeurs se transforment en succès financier durable.
Streve Dinguemtog












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