La ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa, a lancé, ce mardi 3 novembre 2026, à l’hôtel Radisson Blu de N’Djaména, les travaux de la première réunion de la Commission tripartite Tchad-République centrafricaine (RCA)-Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Cette rencontre vise à définir les modalités pratiques du rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Tchad, dans des conditions sûres et dignes.
Issue de l’accord tripartite signé le 22 octobre 2024 à Bangui, en République centrafricaine, cette commission intervient dans un contexte où plus de 61 000 réfugiés, soit environ 47 % des 140 000 à 146 000 personnes concernées, ont exprimé leur intention de regagner leur pays.
Pour le représentant du HCR au Tchad, Dossou Patrice Ahouansou, cet engagement constitue une nouvelle étape dans la recherche de solutions durables. Il a salué l’hospitalité du Tchad, qui accueille plus de 1,5 million de réfugiés et de demandeurs d’asile, dont plus de 140 000 Centrafricains. « Derrière ce chiffre, il y a des familles qui veulent retrouver leur village, leur champ, leurs proches et leurs amis », a-t-il souligné.
De son côté, le représentant de la délégation centrafricaine, Mesmin Guenguebe Mbari, a estimé que le processus doit désormais passer des intentions à l’action. Il a rappelé les efforts engagés par son pays, notamment dans l’aménagement des zones d’accueil, la restauration des services sociaux et la mise en œuvre de la stratégie nationale de solutions durables 2024-2028.
Ouvrant les travaux, la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires étrangères, Zara Mahamat Issa a rappelé les liens historiques, familiaux et économiques entre les deux pays, ainsi que l’engagement du Tchad en faveur de la protection des réfugiés. Elle a insisté sur le caractère strictement volontaire du rapatriement. « Le retour est un droit et non une obligation. Le Tchad ne contraindra aucun réfugié à regagner son pays contre sa volonté », a-t-elle affirmé.
Les travaux devront notamment permettre de finaliser les modalités d’identification et d’enregistrement des candidats, les itinéraires sécurisés, les centres de transit, le calendrier des opérations et les mécanismes de réintégration en RCA.
La ministre a également salué les avancées préparatoires, notamment les activités lancées à Goré en mars 2026 et les consultations transfrontalières. L’objectif est désormais de parvenir à un calendrier opérationnel consensuel et de garantir aux personnes qui choisissent de rentrer un accueil digne et durable.
Naïma Ahmed Beïn












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