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Action humanitaire : Les acteurs se préoccupent de la vulnérabilité des réfugiés

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR), en collaboration avec la Commission nationale d’Accueil de Réinsertion des Réfugiés et des Rapatriés (CNARR) et le Programme alimentaire mondial (PAM), a organisé le mercredi 8 avril 2026 un atelier sur la présentation détaillée de la méthodologie d’assistance basée sur la vulnérabilité des réfugiés dans l’Est du Tchad.

Les résultats attendus de cet atelier sont entre autres une compréhension commune de la méthodologie d’assistance, des critères et du chronogramme, l’harmonisation des procédures de vérification communautaire, la consolidation du mécanisme de gestion des plaintes, ainsi que des recommandations opérationnelles pour la phase pilote et l’extension éventuelle.

Pour l’administrateur principal adjoint de la CNARR, Mahamat Saleh Seïd, l’assistance basée sur la vulnérabilité vise à traduire les obligations en actions ciblées, justes et efficaces. Selon lui, il s’agit de prioriser les plus vulnérables, non par favoritisme, mais par des critères objectifs, transparents, validés avec les communautés concernées et supervisés par les mécanismes de contrôle et de recours prévus par la CNARR. « La méthodologie présentée doit permettre d’identifier, de vérifier et d’assister équitablement les réfugiés, les retournés et les populations hôtes, en tenant compte des spécificités locales et des impératifs de protection », a soutenu l’administrateur principal de la CNARR.

De son côté le représentant du UNHCR, au Tchad, Antony Akumu Abogi, souligne que face à l’ampleur des besoins et aux ressources limitées, il est essentiel que l’assistance soit ciblée, équitable et basée sur des critères clairs de vulnérabilité. D’après lui, cette rencontre représente une étape importante pour harmoniser les approches, renforcer les outils d’analyse de vulnérabilité et améliorer la coordination entre les institutions gouvernementales, les agences des Nations Unies et les partenaires humanitaires. «La collaboration étroite entre le Gouvernement, le HCR, le Programme Alimentaire Mondial et l’ensemble des partenaires est essentielle pour garantir une réponse humanitaire efficace, cohérente et durable », a insisté le représentant adjoint du HCR au Tchad. Au-delà des chiffres et des statistiques, estime Antony Akumu Abogi, il ne faut jamais perdre de vue que derrière chaque donnée se trouve une personne, une famille, une histoire de déplacement et de résilience.

« Notre responsabilité collective est de veiller à ce que l’assistance humanitaire parvienne en priorité à celles et ceux qui en ont le plus besoin, tout en soutenant les communautés d’accueil qui font preuve d’une solidarité exceptionnelle », a-t-il insisté. Le fonctionnaire onusien se dit convaincu que les discussions techniques et les échanges qui auront lieu au cours de ces deux jours de réflexion permettront d’aboutir à des recommandations concrètes pour améliorer la qualité, l’efficacité et l’équité de l’assistance apportée aux réfugiés dans l’Est du pays.

Jules Doukoundjé

 

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