Le directeur général du Conseil des chargeurs du Tchad (COC-Tchad), Hamid Djoumino, a lancé, ce lundi 21 septembre 2026, à la Chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture, des mines et de l’artisanat (CCIAMA), un atelier d’information, de sensibilisation et de formation sur les procédures du commerce extérieur. Prévue jusqu’au 22 septembre, la rencontre réunit des opérateurs économiques autour du thème : « Maîtriser les procédures, réduire les coûts et les délais et améliorer la compétitivité du commerce extérieur du Tchad ».
Au Tchad, les contraintes liées aux procédures et à la logistique pèsent sur le coût des échanges. La maîtrise des formalités d’importation, d’exportation et de transit constitue ainsi un enjeu pour les opérateurs économiques, notamment dans le contexte de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Durant deux jours, les participants échangent notamment sur les procédures d’importation, d’exportation et de transit, le bordereau électronique de suivi des cargaisons (BESC), la facilitation des échanges, le transport maritime, les procédures portuaires, les corridors, le transport routier ainsi que les coûts des opérations commerciales.
Pour le directeur général de la CCIAMA, Saleh Moussa Mikerbi, la maîtrise des procédures et des coûts logistiques constitue un enjeu majeur pour les entreprises. « Pour les entreprises qui importent, exportent ou utilisent les corridors internationaux, la maîtrise des procédures, la réduction des délais et la maîtrise des coûts logistiques représentent des enjeux très concrets de compétitivité », a-t-il déclaré.
Pays enclavé, le Tchad dépend de plusieurs corridors pour son approvisionnement et l’acheminement de ses marchandises. Selon le directeur général du Conseil des chargeurs du Tchad Hamid Djoumino, la logistique doit donc être considérée comme « un facteur déterminant de compétitivité » et non comme un simple maillon du commerce. « Lorsque les procédures sont bloquées, que les marchandises et les camions restent immobilisés et que les charges s’accumulent, c’est finalement le consommateur qui en supporte le coût », a-t-il relevé.
Face à ces contraintes, le COC-Tchad entend agir sur plusieurs leviers, notamment la gestion des procédures, la maîtrise des coûts et la réduction des délais de dédouanement. L’institution dit également renforcer ses actions de sensibilisation et de formation auprès des importateurs, exportateurs, professionnels du commerce et agents de fret, ainsi que sa collaboration avec les administrations concernées.
Le COC-Tchad prévoit par ailleurs de suivre plusieurs indicateurs, dont le coût du passage des conteneurs, la durée des procédures, le nombre d’inspections aux frontières et les réclamations enregistrées.
Pour Hamid Djoumino, les recommandations issues de l’atelier doivent déboucher sur des actions concrètes et mesurables. « Chaque recommandation doit répondre à quatre questions : quelle action doit être menée, qui en est responsable, dans quel délai et avec quels moyens ? », a-t-il insisté.
Au-delà des échanges, l’atelier vise à permettre aux opérateurs économiques de mieux comprendre les procédures du commerce extérieur, notamment celles relatives au BESC, et à renforcer le dialogue entre le secteur privé et les administrations intervenant dans la chaîne logistique.
Sikngaye Tamaltan Inès












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