Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, a procédé ce jeudi 18 juin 2026 à l’inauguration du Centre de contrôle, de supervision et d’identification des équipements VSAT, en présence du secrétaire d’État aux Télécommunications, à l’Économie numérique et à la Digitalisation, Abel Maïna.
Avec cette mise en service, l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) se dote de nouvelles plateformes stratégiques de régulation. L’événement a réuni plusieurs acteurs clés du secteur des télécommunications ainsi que des représentants du gouvernement.
La directrice générale adjointe de l’ARCEP, Isra Brahim Mahamat, a souligné que le secteur des communications électroniques est aujourd’hui devenu un levier essentiel du développement économique, social et numérique du pays. Elle a rappelé que la mission de l’ARCEP consiste à veiller au respect de la réglementation, à promouvoir une concurrence saine et équitable, à protéger les consommateurs et à œuvrer à l’amélioration continue de la qualité des services de communications électroniques. « Face à l’évolution rapide des technologies et à l’accroissement des besoins des usagers, il est indispensable que notre institution dispose d’outils modernes et performants lui permettant d’accomplir efficacement ses missions de régulation », a-t-elle déclaré.
Selon elle, ce programme de modernisation et de renforcement des capacités techniques et institutionnelles s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme national de développement (PND 2020-2030), conformément aux orientations stratégiques des plus hautes autorités engagées depuis 2024.
Pour le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, la mise en service de ces systèmes modernes de contrôle et de régulation marque l’aboutissement d’un effort de rattrapage technologique longtemps différé et ouvre un nouveau cycle dans la régulation numérique du pays. « Pendant de nombreuses années, l’ARCEP est restée en marge de l’évolution technologique du secteur qu’elle a pour mandat de réguler, tandis que les opérateurs déployaient des réseaux de plus en plus complexes, que le trafic se densifiait et que les usages se diversifiaient », a-t-il affirmé.
Le ministre a rappelé que la régulation reposait jusque-là largement sur les déclarations des acteurs, faute de moyens d’observation indépendants, une situation qu’il considère comme une vulnérabilité réelle pour l’État, les recettes publiques et les usagers.
Il a également expliqué que le contrôle des signaux satellitaires et des équipements VSAT permettra de mieux encadrer les activités satellitaires, de maîtriser l’espace radioélectrique, de lutter contre l’empiètement des réseaux étrangers et d’assurer une gestion optimisée des fréquences. La cérémonie s’est achevée par une visite guidée des nouvelles installations.
Naïma Ahmed Beïn












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