Les sénateurs ont adopté le projet de loi portant l’encadrement juridique de la collecte, de la conservation, de l’utilisation et de la destruction des données biométriques dans le cadre des procédures judiciaires en République du Tchad. C’était en séance plénière du mardi 28 avril 2026, présidée par le président du Sénat, Dr Haroun Kabadi en présence du ministre de la Justice, Garde des sceaux, chargé des Droits humains, Alice Naḯmbaye et son collègue de la Sécurité publique et de l’Immigration, Gal Ali Ahmat Aghabache.
Reprenant les exposés de motif des deux ministres concernés dans sa présentation, le rapporteur général de la commission éducation, recherche, science et technologie du Sénat, Dr zakaria Mahamat Saleh, a expliqué l’importance de ce projet de loi aux sénateurs. Selon lui, cette loi vise à assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens dans un contexte mondial truffé de criminalités à outrance au moment où le Tchad ne dispose pas des outils modernes pour la détection et l’identification des auteurs de crimes en temps réel. « L’utilisation de méthodes sophistiquées permettra de détecter et d’identifier les auteurs de divers délits. Cette loi donnera à l’État la capacité de collaborer correctement avec d’autres nations dans le domaine de l’enquête policière. Ainsi, ce projet de loi est une initiative louable et essentiel pour le pays », a-t-il justifié.
La plupart des sénateurs ont apprécié à sa juste valeur ledit projet de loi tout en émettant certains doutes sur sa gestion et son applicabilité. Ils se sont interrogés sur la qualité des institutions et des personnes qui seront appelées à gérer cet outil moderne.
En réponse, les deux ministres ont rassuré les sénateurs de la garantie et des mesures adéquates pour sa bonne gestion au profit du peuple tchadien.
Blaise Djimadoum Ngarngoune












Ajouter un commentaire