Une lueur d’espoir jaillit dans le ciel obscur des structures sociales du Tchad. Leur redynamisation est annoncée, le mardi 9 juin 2026, au cours d’une cérémonie présidée par la ministre d’Etat, ministre de la Femme et de l’Enfance en présence du ministre de la Santé publique et de la Prévention. Après le coup d’envoi au centre social n°9, la ministre d’Etat a déclaré que l’initiative s’étendra graduellement aux autres centres sociaux de la capitale pour ensuite toucher tout le pays.
Cette opération de revitalisation vient à point nommé. Le mot est bien choisi. Il s’agit bien d’une redynamisation parce que ces structures, si elles n’étaient pas paralysées par les défis et difficultés, tournaient au ralenti depuis plusieurs années. Il était donc temps d’agir pour répondre promptement aux besoins des couches nécessiteuses, de plus en plus nombreuses, dans les différentes contrées du pays.
Au cours de la cérémonie, des kits et bien de matériels ont été remis aux vulnérables. Ce qui est un geste salutaire, mais insignifiant au regard des attentes de ces personnes. Les pouvoirs publics doivent voir loin et grand pour prendre en compte au mieux leurs véritables problèmes. Car, fondamentalement, les services sociaux renvoient à un ensemble de dispositifs, aides et professionnels, assistants sociaux, éducateurs mis en place par l’Etat ou les collectivités autonomes. Ils ont pour mission d’accompagner toutes personnes et familles en difficulté, qu’elle soit d’ordre financier, psychologique, sanitaire ou de logement.
La finalité est d’assurer leur bien-être, leur accès aux droits fondamentaux et leur autonomie. Il apparait donc clairement que les services sociaux du Tchad ont du pain sur la planche et n’arrivent pas encore à jouer pleinement leur rôle, malgré les efforts consentis jusque-là. Ainsi le secteur se heurte à plusieurs défis et difficultés notamment, le manque de financement, l’insuffisance de professionnels et l’inaccessibilité de certaines zones. Ce qui fait que beaucoup de personnes défavorisées se sentent lésées.
Manger à leur faim, vivre dignement et bénéficier des soins de santé ou d’un suivi psychologique ne sont pas des acquis. Leur santé physique et mentale demeure préoccupante. C’est pourquoi, les centres sociaux devraient être plus équipés et nantis pour leur apporter un accompagnement et un soutien conséquents. La santé implique, au-delà, de l’accès aux soins médicaux, le bien-être des populations et l’amélioration de leurs conditions de vie. La revitalisation des structures sociales de proximité doit mettre l’accent sur un large éventail de besoins sociaux.
Il serait plus bénéfique de mobiliser les ressources afin que ces centres soient présents et jouent leur partition conformément au Plan national de développement « Tchad connexion 2030 », dont l’une des ambitions est de garantir un accès équitable aux services sociaux essentiels et de renforcer la résilience des populations les plus vulnérables. Dans un pays où même les riches se font passer pour des pauvres afin de bénéficier de l’assistance qui leur est destinée, un sérieux travail de fond est à faire pour améliorer le quotidien des vulnérables.
La Rédaction












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