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Editorial

Editorial : Anticiper les catastrophes

En 2024, le Tchad a enregistré plus de 500 morts,  et près de 2 millions de sinistrés suites aux pluies diluviennes ayant occasionné des inondations dans toutes les provinces du pays, selon le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies. Cette catastrophe a laissé des souvenirs douloureux dans la mémoire collective, bien que des assistances de tous genres soient accordées aussi bien par les partenaires que par le gouvernement pour soulager les victimes.

Cette catastrophe n’étant ni le premier du genre moins encore le dernier, n’est-il pas temps de prendre des dispositions de manière pérenne pour l’avenir. Avec l’annonce des premières pluies, ne sont pas à minimiser les risques d’inondations, de vents violents et pluies diluviennes causant des dégâts matériels et pertes en vies humaines. Le Comité de prévention et de gestion des inondations ne devrait-il pas se mettre déjà à l’œuvre et se donner les moyens de sa politique ? Car bien souvent, les aspects susceptibles d’être anticipés à temps  pour atténuer leurs effets sont ignorés. Les acteurs de la lutte préfèrent  gérer les conséquences dont la caractéristique fondamentale est de faire des sans-abris ou des personnes nécessiteuses. Comme si cela ne suffisait pas, les concernés ne s’appliquent qu’à crier à l’aide tout comme les autorités administratives dont ils dépendent. C’est alors que se succèdent les réunions et visites de terrain qui n’ont pour seul impact que les tapages médiatiques qui les accompagnent.

Face à ce cycle infernal, n’est-il pas enfin opportun d’anticiper dans la mesure du possible à travers des mesures conséquentes en amont ? Étant donné que l’homme n’est pas en marge des causes dès la fréquence et de l’intensité des dites catastrophes, il faut que sa capacité de résilience et de riposte soit davantage mise en avant.

Même si des actions occasionnelles telles que la plantation des arbres se font, avec pour intention, de limiter les dégâts, le déboisement semble prendre de l’ampleur dans les zones rurales où les effets sont plus rudes. Il se trouve que dans les villages, on ne plante plus les arbres. On se contente simplement de détruire, pour diverses raisons, ce qui existe. Les pouvoirs publics et la population, ont chacun un rôle à jouer en amont. Du moment où le phénomène se reproduit, année après année, il y a lieu de faire preuve de vigilance et de prévenance pour ne pas demeurer des éternels victimes des conséquences fâcheuses.

La transversalité des catastrophes naturelles doit faire appel à toutes les parties. Cartographier les espaces habitables, anticiper les inondations, mobiliser les populations à agir par du concret sont entre autres des pistes qui doivent orienter la lutte.

La Rédaction

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ATPE

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