Le 23 février 2026, le gouvernement, par le truchement du ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif Mahamat, a pris la décision de fermer les frontières avec le Soudan. Cette mesure est motivée par des violations répétées du territoire national, par les forces belligérantes engagées dans le conflit soudanais. Des incursions armées ont coûté la vie à des soldats tchadiens et des civils innocents dans les zones frontalières. Des familles endeuillées laissant des orphelins et veuves dans le désarroi. Le Gouvernement a haussé le ton une fois de plus et a adressé un dernier avertissement. Aucun pays souverain ne peut tolérer que son intégrité territoriale soit violée. Conformément au droit international, le Tchad se réserve le droit de riposter contre toute agression ou violation de l’intangibilité de son territoire et de ses frontières.
Dans cette guerre fratricide qui déchire le Soudan depuis plus de trois ans, le Tchad subit les contrecoups sécuritaires, humanitaires et économiques. Depuis le déclenchement des violences au Darfour, le Tchad est devenu l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés soudanais. Femmes, enfants et personnes âgées constituent l’écrasante majorité de ces populations, venues chercher refuge et sécurité. Ils sont environ 3,5 millions au pays de Toumaï. A ces chiffres s’ajoutent des milliers d’autres en mi-février 2026 non encore recensés.
Le Tchad se sent seul face à cet afflux de réfugiés soudanais. Le soutien de la communauté internationale demeure insignifiant. A titre d’exemple : dans le camp de réfugiés de Kariari dans le département du Wadi-Hawar, province de l’Ennedi Est, sur 53.000 nouveaux réfugiés soudanais, 16.000 n’ont pas d’abri en date de 13 février 2026. Il faut relever en plus la précarité dû au manque d’eau potable, la prise en charge sanitaire et le volet éducation. Cette pression démographique exerce une tension extrême sur des infrastructures déjà fragiles.
Malgré la décision ferme et immédiate de la fermeture des frontières avec le Soudan, dans son humanisme, le gouvernement a prévu des exceptions pour des raisons strictement humanitaires. Des couloirs pourront être créés sous l’appréciation des autorités compétentes des zones concernées, pour permettre aux personnes vulnérables fuyant la guerre de trouver refuge. Cette mesure montre que le gouvernement a mis les bouchées doubles pour sécuriser ses frontières et protéger ses citoyens.
Cette générosité tchadienne ne peut, à elle seule, absorber le poids de cette crise régionale. La communauté internationale est interpellée pour assister davantage le Tchad dans la gestion de l’afflux massif des réfugiés fuyant le conflit dans le Darfour.
La Rédaction











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