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Editorial Tchad

Editorial : Stopper les conflits, une responsabilité collective

Fin avril 2026, un conflit communautaire a fait 42 morts et de nombreux dégâts matériels dans le village Igot, province du Wadi Fira. Dans la foulée, une mission gouvernementale a été dépêchée sur les lieux sous la conduite du Vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat. Cette mission a fait l’état des lieux de la situation, identifié les origines du problème et proposé les moyens d’apaisement, notamment le désarmement des populations civiles. Le président de la République, chef suprême des armées, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a dû faire le déplacement d’Igot vu l’ampleur du conflit et la proximité de la localité avec le Soudan. Il a, sous son leadership, su rapprocher les communautés impliquées. Un accord de réconciliation a été signé. Cette entente marque la bonne volonté des deux parties à enterrer définitivement la hache de guerre, après l’hémorragie et un embrasement évité. En ce sens, les efforts des plus hautes autorités sont louables.

Mais à ce stade, ils ont simplement permis de traiter les effets de la situation sans s’attaquer aux causes. Le constat est, surtout malheureux, qu’au Tchad ces genres de conflits sont traités de la même manière avec quelques disparités. Le moment est venu de poser le problème sur la place publique avec toutes ses ramifications, aussi complexes qu’elles soient pour engager un véritable processus de réconciliation des cœurs. Il est également important de privilégier une éducation qui rejette la violence et prône le dialogue pour régler les différends. C’est en cela seulement que le Tchad connaîtra l’unité nationale et la coexistence pacifique de ses citoyens.

Le travail de prévention de ces conflits relève de la responsabilité directe des autorités civiles et militaires dans leurs provinces respectives ; car, elles connaissent mieux les citoyens. Par expérience, il est admis que ces autorités négligent les signes précurseurs des conflits. La vigilance reste le seul signe qui aiderait à mieux prévenir et, à la limite, circonscrire ces affrontements.

Après le traitement des conséquences des conflits communautaires, de manière concertée entre les deux parties, le gouvernement ne doit pas surtout laisser l’aspect pénal. Les acteurs doivent être identifiés pour répondre de leurs implications conformément aux lois de la République. Une telle démarche est à même de dissuader les autres personnes en clin à la violence.

Le début des travaux champêtres qui annonce une forte pression sur les ressources naturelles avec des mouvements risquerait de pousser à ces crises. Une grande partie des conflits est née autour des espaces de culture. La chaîne de gouvernance à partir des chefs traditionnels au président des provinces en passant par les délégués du gouvernement, chacun doit faire sa part de colibri pour prévenir dans la plus grande vigilance.

La Rédaction

 

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ATPE

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