Le Tchad entend mieux valoriser son important potentiel animal et en faire un levier de croissance économique. La deuxième édition du Salon national de l’élevage du Tchad (SNET), prévue du 4 au 10 novembre 2026 à la place de la Nation, à N’Djaména, ambitionne de rapprocher les acteurs du secteur et de promouvoir de nouvelles perspectives de développement des filières animales. L’annonce a été faite par le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Pr. Abderahim Awat Atteib, lors d’une conférence de presse organisée ce jeudi 15 octobre 2026.
Placée sous le thème « Promouvoir le cheptel tchadien, c’est bâtir l’élevage de demain », cette édition entend mettre en lumière la richesse du patrimoine animalier national, valoriser le savoir-faire des éleveurs et encourager les investissements dans les différentes filières.L’objectif est de favoriser les échanges entre les différents intervenants, de faire connaître les potentialités du secteur et de promouvoir des initiatives susceptibles de déboucher sur des opportunités concrètes de développement.
Pour le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Abderahim Awat Atteib, l’élevage ne doit plus être considéré uniquement comme un héritage culturel ou un mode de vie, mais également comme un secteur porteur de croissance, d’emplois et de transformation économique.
Le Tchad dispose, selon les données présentées par le ministre, d’un patrimoine animal important. En 2025, le cheptel national était estimé à 166 643 446 têtes, toutes espèces confondues, auxquelles s’ajoutaient 37 513 798 volailles. Le pays comptait notamment 11 391 044 chameaux et disposait de plus de 84 millions d’hectares de pâturages naturels. Ces ressources constituent, selon professeur Abderahim Awat Atteib, des atouts majeurs pour le développement de l’élevage. La diversité des espèces et des races, ainsi que la présence des activités pastorales sur l’ensemble du territoire, offrent des possibilités importantes de production et de commercialisation.
Au-delà de sa contribution à la sécurité alimentaire, l’élevage représente une source de revenus pour de nombreux ménages et participe à la création d’emplois ainsi qu’à la dynamisation de l’économie nationale. Les filières de la viande, du lait, des œufs, des cuirs et des peaux présentent également des perspectives de transformation et de création de valeur ajoutée.
Toutefois, les journalistes sont revenus largement sur la valorisation de ce potentiel nécessite des efforts soutenus dans plusieurs domaines, notamment la santé animale, l’organisation des filières, l’accès aux marchés, les infrastructures et le développement des industries animales.
En réponse, le ministre a souligné que c’est dans cette perspective que le Salon national de l’élevage va réunir les éleveurs, les organisations professionnelles, les producteurs, les transformateurs, les fermiers, les grossistes-répartiteurs et les distributeurs de médicaments vétérinaires. Les administrations publiques, les chercheurs, les entreprises, les investisseurs et les partenaires techniques et financiers sont également attendus. « Durant sept jours, les expositions permettront de présenter les animaux, les produits d’élevage, les savoir-faire et les innovations. Les sessions scientifiques et techniques porteront notamment sur la santé animale, l’amélioration génétique, les techniques de production, le développement des filières, la gestion des pâturages, la résilience face aux changements climatiques et les technologies appliquées à l’élevage », a-t-il indiqué.
Le forum économique et les rencontres d’affaires offriront, pour leur part, un cadre de discussion autour des investissements et des possibilités de partenariat. Ces activités devraient contribuer à renforcer les liens entre les acteurs de la filière et à encourager la transformation des produits issus de l’élevage.
Banbé Mbayam Christian












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