Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle a ouvert, ce lundi, les travaux de la réunion du directoire 2026, placée sous le thème : « L’enseignement supérieur, la recherche scientifique et la formation professionnelle face aux défis de l’employabilité et de la digitalisation ». La cérémonie d’ouverture est présidée par le ministre de tutelle Dr Sitack Yombatina.
Prévue du 14 au 17 septembre à l’amphithéâtre de la Faculté des Sciences de la Santé Humaine de l’Université de N’Djaména, les travaux réunissent les responsables des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, les enseignants-chercheurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que les différents acteurs du secteur. La réunion du Directoire constitue un cadre de concertation organisé en amont de la rentrée académique pour dresser le bilan de l’année écoulée, évaluer les progrès réalisés, examiner les défis liés à la gouvernance et préparer les prochaines orientations.
« L’enseignement supérieur ne peut se limiter à transmettre des connaissances théoriques. Il doit également préparer les étudiants à relever les défis d’un monde professionnel en constante évolution, caractérisé par la transformation numérique, l’innovation, la technologie et l’évolution rapide des métiers », a-t-elle souligné la vice-présidente du comité d’organisation Pr Nekoulnang Clarisse.
La recherche de l’efficacité
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle Dr Sitack Yombatina a souligné l’importance de cette réunion dans un contexte marqué par les mutations profondes du système éducatif et la révolution numérique. « Il ne s’agit pas seulement de faire des constats, d’identifier les défis et les contraintes. Il s’agit principalement de faire des propositions de solutions et de suggérer des décisions réalistes et réalisables, efficaces et efficientes », a déclaré le ministre.
Dr Sitack Yombatina a relevé plusieurs défis auxquels fait face le système d’enseignement supérieur dont l’augmentation des effectifs des étudiants, les exigences en matière de qualité de la formation, les besoins du marché de l’emploi, la transformation numérique, le développement de la recherche scientifique ainsi que la professionnalisation des formations et l’insertion professionnelle des diplômés.
Parmi les priorités annoncées figurent l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur, le renforcement de l’assurance qualité au sein des établissements, la création prochaine d’une Agence nationale d’assurance qualité ainsi que la mise en place de cellules internes d’assurance qualité dans les institutions d’enseignement supérieur et de recherche. Le ministre a également insisté sur la nécessité de rapprocher davantage l’université du monde professionnel afin d’adapter les formations aux besoins réels du marché de l’emploi.
« Nos formations doivent davantage tenir compte des besoins de notre société. Nous devons rapprocher l’université du monde professionnel, développer les compétences pratiques et encourager l’entrepreneuriat et l’innovation chez les jeunes diplômés », a-t-il affirmé.
La transformation numérique constitue également l’un des axes majeurs du Directoire 2026. Pour le ministre, le numérique est devenu un levier incontournable pour améliorer l’accès aux ressources pédagogiques, moderniser les méthodes d’enseignement et renforcer la coopération scientifique.
Les participants se pencheront aussi sur la gouvernance universitaire, la transparence dans la gestion des institutions, la performance, la reddition des comptes, le respect des textes ainsi que l’éthique et la déontologie dans le milieu universitaire.
Sur le plan de la recherche scientifique, Dr Sitack Yombatina a appelé les enseignants-chercheurs à accroître leur production scientifique et à contribuer davantage à la production de connaissances utiles au développement du pays.
Il a plaidé pour la valorisation de la recherche, la publication d’ouvrages scientifiques, la création et le renforcement des revues scientifiques ainsi que le développement des Presses universitaires du Tchad.
Le ministre s’est par ailleurs, félicité de certains progrès enregistrés par son département telles, la normalisation du calendrier académique 2025-2026 et les performances des enseignants-chercheurs tchadiens lors de la 48e session des Comités consultatifs interafricains du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Man-Ya Allah Gisèle










Ajouter un commentaire