L’association House of Africa a lancé officiellement, le mardi 12 mai 2026 au Musée national, un atelier de formation de trois jours à l’endroit de 100 jeunes venus des 10 arrondissements de N’Djaména. Organisé avec le soutien financier de l’Agence de Développement des Technologies de l’Information et de la Communication (ADETIC) et le Partenariat Européen pour la Démocratie (EPD), l’objectif est de renforcer la citoyenneté numérique des participants et leur capacité à lutter contre la désinformation.
Il s’agit de sensibiliser les jeunes aux enjeux de la sécurité en ligne et de promouvoir une utilisation éthique des plateformes sociales devenues un terrain de prédilection des « fake news ». Les jeunes, sont exposés à une quantité massive d’informations en ligne.
Intervenant par visioconférence depuis Abidjan où il participe au « forum AI4Africa », le président de House of Africa, Youssouf Allafouza Mahamat, a magnifié la puissance de l’internet qui permet de rester mobiliser malgré la distance. Il a rappelé que la construction d’un espace digital sécurisé est une œuvre collective. Il a exhorté les participants à un choix éthique. « Dans le monde numérique, chacun peut être soit un relais de rumeurs, soit un ambassadeur de vérité. Votre mission est d’utiliser ces outils avec intelligence et patriotisme », a-t-il souligné.
Lançant les travaux de l’atelier, le Coordonnateur et secrétaire général de l’ONG House of Africa, a rappelé la responsabilité qui incombe à chaque utilisateur d’internet. « Un simple message peut construire une nation comme il peut aussi la déstabiliser ». Selon lui, l’éducation numérique est aujourd’hui une « nécessité nationale » pour transformer le potentiel de la jeunesse en un moteur de développement et de paix.
Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, HalikiChoua Mahamat, a mentionné dans son discours que le secteur du numérique n’est plus isolé. Il traverse désormais toutes les dimensions de la vie nationale, telles que l’éducation, la santé, l’économie, la gouvernance, la sécurité, l’entrepreneuriat, la communication publique et même la participation citoyenne.
« Le numérique est devenu une langue universelle, une infrastructure de souveraineté, mais aussi un espace où se construisent les opinions, les réputations, les opportunités et parfois les tensions. » a-t-il déclaré.
Selon lui, former des jeunes à la citoyenneté numérique, ce n’est pas simplement leur apprendre à utiliser un téléphone, une application ou un réseau social. C’est leur donner les moyens de devenir des citoyens éclairés, capables de distinguer l’information de la rumeur, l’analyse de la manipulation, l’innovation du danger, la liberté d’expression de l’irresponsabilité numérique.
Streve Dinguemtog (stagiaire)












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