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Plainte contre le Tchad : La CASCIDHO dément formellement le contenu

La Coordination des associations de la société civile et de défense des droits de l’homme (CASCIDHO), apporte une démentie formelle sur le contenu de la plainte déposée par l’ONG « Priority peace Sudan » contre la République du Tchad. C’est à la faveur d’une communciation faite par son coordonnateur, Mahamat Digadimbaye, ce mercredi 23 décembre 2025 à son siège.

Il ressort de la communication du coordonnateur de la CASCIDHO, Mahamat Digadimabye, le Comité directeur national de la CASCIDHO, après une analyse sérieuse et approfondie de la situation, avait déployé une mission d’enquête et d’investigation auprès des victimes de cette guerre qu’il qualifie de barabareie incompréhensible. Et, au vue des résultats de cette investigation, la CASCIDHO, organisation de défense des droits de l’homme au niveau national et international, dément de manière la plus formelle le contenu, selon son propos, abject de cette plainte fondée sur des pires imaginations et d’une volonté manifeste de discréditer la République du Tchad.

Mahamat Digadimabye réaffirme au vu de la gravité de la situation des violations des droits de l’homme au Soudan, la CASCIDHO, conformmément à l’article 5, alinéa 1 de son statut, qui stipule : « La CASCIDHO dans sa mission de défense des droits de l’homme au niveau national et international est chargé de : lutter contre la torture, les séquestrations, les disparitions forcées, les viols, les tratements inhumains et dégradations, les exactions et les répressions politiques, les crimes de guerre, crime contre l’humanit », peut saisir les juridictions internationales et nationales compétentes, comme ce fut le cas en RCA en 2013 où la CASCIDHO a saisi la CPI. C’est pourquoi, la CASCIDHO décide de saisir en toute responsabilité, la Cour pénal internationale.

Sur le plan juridique, le coordonnateur de la CASCIDHO considère que les faits reprochés au gouvernement soudanais sont constructifs de crimes contre l’humanité, tels que définis à l’article 7 du statut de Rome en ce qu’ils ont été commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique dirigée contre une population civile, en l’occurence des ressortisants tchadiens vivant au Soudan. Il souligne que le gouvernement Soudanais a failli à ses obligations internationales fondamentales, notamment à son devoir de protéger toutes les personnes se trouvant sur son territoire sans discrimination, et à son obligation de prévenir et de punir les crimes internationaux. Il fait montre que, l’absence d’enquêtes crédibles, indépendantes ou le refus manifeste des autorités soudanaises de rendre justice aux victimes.

Banbé Mbayam Christian

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