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Pont de la Refondation : Les vendeuses prennent en otage les trottoirs

trottoirs

Inauguré le 1er décembre dernier, le Pont de la Refondation long de 320 mètres, avec deux voies, et des trottoirs, est utilisé de manière anarchique. Ce pont construit sur le fleuve Chari, facilite la circulation dans les 7ème et 9ème arrondissement de N’Djaména. Cependant, les vendeuses des fruits, légumes et autres, ont pris d’assaut les trottoirs obstruant le passage. 

A peine opérationnel, les commerçants envahissent le pont de la Refondation avec leurs marchandises. Alors que cette infrastructure routière est un ouf de soulagement pour bon nombre d’usagers. Des femmes exerçant les activités génératrices de revenus se sont installées anarchiquement sur les trottoirs, perturbant la circulation et créant l’insécurité. « C’est un désordre total sur ce pont. Car les motocyclistes et les piétons ne respectent pas le code de la route. Au lieu de circuler sur l’espace qui leur est réservé, ils empruntent la voie des véhicules. Parlons des femmes qui occupent les trottoirs, c’est un grand risque qu’elles courent. Avec leurs marchandises, elles causent tant de tort aux usagers, parce que les trottoirs sont le passage des piétons », constate Ahmadou Emmanuel. Il interpelle la mairie centrale sur sa responsabilité à sensibiliser les passagers afin de mieux préserver cet ouvrage et respecter le code de la route.

Cependant, les femmes vendeuses justifient leur position par leur proximité avec les clients. « Ici, nous avons plus des clients, car c’est au bord de la route, tous ceux qui passent achètent nos marchandises. Nous savons que c’est interdit, mais c’est avec ces petits commerces que nous subvenons à nos besoins », soutient une vendeuse. Cette infrastructure offre un moment d’opportunité aux vendeuses et vendeurs des fruits, légumes, poisons et autres articles.

Bien que ce nouveau pont sur le Chari soit un catalyseur pour l’économie locale, les comportements des vendeuses et vendeurs ne doivent pas occulter la fluidité de la circulation qui est la priorité. Considérant ce pont comme catalyseur de changement qui permet de transformer le vécu des débrouillards.

Moundamaide N’dingalaou Eveline

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