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Reprise des cours : Les kits scolaires s’imposent sur les marchés de N’Djaména (Dossier 2)

A l’approche de la rentrée scolaire, les marchés de N’Djaména connaissent une forte affluence. Cahiers, stylos, crayons, sacs à dos, ardoises, règles et autres fournitures scolaires occupent les étals des commerçants. Les parents multiplient les achats pour préparer leurs enfants à la reprise des cours, prévue progressivement jusqu’au 1er octobre 2026.

Dans plusieurs points de vente de la capitale, les commerçants installent les fournitures scolaires et proposent des kits adaptés aux différents niveaux d’enseignement. Les articles sont disponibles à l’unité, mais certains vendeurs mettent également en avant des kits regroupant plusieurs fournitures. Cette formule permet aux parents de réunir en une seule fois une partie du matériel nécessaire pour la rentrée.

Chez les commerçants, la rentrée scolaire constitue une période importante. La demande s’intensifie à mesure que la date s’approche. Béamadjibeye B., commerçant depuis sept ans, constate une baisse des prix des kits par rapport aux années précédentes. « Le paquet de cahiers de 100 pages qui se vendait à 2 000 F CFA, coûte 1 500 F CFA », indique-t-il. Le vendeur signale également l’arrivée d’une nouvelle marque dont le paquet est proposé à 2 000 F CFA. Les autres fournitures, précise-t-il, ont globalement conservé leurs prix.

Pour s’approvisionner, les commerçants se tournent principalement vers les grossistes. Beamadjibey B. indique qu’il achète ses marchandises au marché central et au marché de Dembé dans la commune du 6èmearrondissement. Le choix des produits proposés aux clients dépend ainsi des articles disponibles auprès des fournisseurs et des différentes marques présentes sur le marché.

Acheter progressivement pour maîtriser les dépenses

Du côté des parents, la question du budget reste au cœur des préparatifs. Certains choisissent d’acheter les fournitures progressivement afin de répartir les dépenses sur plusieurs semaines ; d’autres optent pour les kits complets ou privilégient les articles jugés indispensables. À Walia, dans la commune du 9ème arrondissement de N’Djaména, Djimet T., père de trois enfants, prépare lui aussi la rentrée. Il estime que cette période constitue une préoccupation importante lorsqu’elle n’est pas anticipée. « J’ai deux filles qui sont au primaire. Je dois acheter des sacs, et les filles demandent beaucoup plus les nouveautés. Celles-ci coûtent cher », témoigne-t-il. Selon lui, les prix des cahiers, stylos et crayons n’ont pas connu de changement notable. Mais les dépenses liées à la rentrée ne se limitent pas aux fournitures de base. Les enfants souhaitent également disposer de nouveaux accessoires, ce qui peut alourdir le budget des ménages.

Pour certains parents, l’anticipation reste une manière de mieux gérer les dépenses. Abderahim M. N., père de deux enfants et résident à Mardjandaffack dans le 2ème arrondissement, explique avoir commencé ses achats progressivement. « J’ai commencé à acheter les fournitures l’une après l’autre, du moment où il n’y a personne d’autre qui va le faire à ma place ». Pour lui, l’organisation financière permet de mieux préparer la rentrée et d’éviter de supporter toutes les dépenses au même moment.

Les élèves participent eux aussi, à leur manière, aux préparatifs. Youssouf A. S., élève au collège d’enseignement général de « La Concorde », profite de ses vacances pour mener une petite activité commerciale. Il vend du carburant conditionné dans des bouteilles afin de financer certains de ses besoins scolaires. « Avec l’économie de mon commerce, je paie depuis deux ans ma scolarité et mes fournitures ». Il prévoit notamment d’acheter deux paquets de cahiers, un sac et des chaussures.

Entre achats anticipés, choix des marques et recherche des prix les plus abordables, les familles tentent de composer avec les moyens disponibles pour répondre aux besoins de leurs enfants. Pour les commerçants, cette période représente une occasion de dynamiser les ventes avant la reprise effective des cours dans les différents établissements.

Elhadj Ali Hassan Lalouche

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