Le ministère de l’Élevage et de la Production animale a organisé, ce mercredi 17 juin 2026 à la Maison nationale de la Femme, un atelier national consacré à la relecture du projet de Code pastoral. Placée sous le thème « Un Code pastoral adopté, une cohabitation pacifique assurée », cette rencontre marque une étape décisive dans le processus de réforme du cadre juridique régissant les activités pastorales au Tchad.

Dans son intervention, le président du comité d’organisation, Abdel-Latif Awad Fizzani, a rappelé que cet atelier intervient après la tenue de cinq ateliers régionaux organisés à Massakory, Fada, Abéché, Bongor et Sarh pour les 22 provinces, représentant l’ensemble des composantes du secteur pastoral. N’Djaména constitue la dernière étape.
Ouvrant les travaux, le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Pr. Abderahim Awat Atteib a souligné que les défis liés à l’accès aux ressources partagées et à la sécurisation de la mobilité pastorale, sont devenues de plus en plus complexes. Une situation aggravée, selon lui, par la croissance démographique humaine et animale ainsi que par les mutations socio-économiques observées ces dernières années. « Les réponses apportées doivent être adaptées aux réalités actuelles du terrain », a-t-il indiqué, estimant que la mise en œuvre de solutions appropriées contribuera à prévenir les conflits récurrents qui fragilisent les systèmes de production et compromettent le vivre-ensemble entre les différentes communautés.
Le ministre a également relevé les limites de la loi-cadre du 31 octobre 1959 relative à la réglementation de la transhumance sur le territoire de la République du Tchad. Selon lui, ce texte apparaît aujourd’hui insuffisamment adapté aux nouveaux défis engendrés par les effets du changement climatique et les enjeux socio-économiques liés aux pratiques agropastorales.
Il a expliqué que cette réglementation est principalement axée sur le contrôle des déplacements des éleveurs, sans reconnaître explicitement la mobilité pastorale comme un mode de gestion durable des ressources naturelles. En outre, elle ne prévoit pas de mécanismes efficaces de prévention et de règlement des conflits entre les différents usagers des ressources naturelles.












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