A la veille de la Saint Sylvestre appelée communément la bonne année, les habitants de la capitale se grouillent au marché de vêtements et de bétail pour être dans des tenues de parures et trouver de quoi mettre sous la dent. Les prix de tous les articles ont presque grimpé sur le marché.
Le nouvel an est devenu une coutume pour beaucoup de personnes de rendre grâce à Dieu et apparaitre dans de nouvelles tenues, ainsi qu’une occasion de réjouissance. La fête de la Saint Sylvestre n’est pas une surprise certes, mais la cherté de vie et la pauvreté ne facilitent pas les préparatifs. Même les salariés ne sont pas épargnés par le coût excessif des articles et produits. Tambaye Siméon déplore la montée en flèche des prix des moutons en cette période de fête. Comparativement aux années précédentes, il constate que les moutons sont très chers. « Je viens d’acheter un petit cabri à 40 000 F CFA alors que les années passées, avec 20 000 ou 30 000 F CFA on pouvait avoir un mouton. Cette année, il faut débourser minimum 40 000 F CFA », se plaint-il. Il souligne qu’il y a des moutons qui coûtent plus de 100 mille francs F CFA tandis et pourtant, le Tchad est un pays à vocation pastoral. « Les commerçants justifient l’augmentation des prix des denrées alimentaires par la guerre en Ukraine. En ce qui concerne le bétail qu’est-ce qui peut expliquer cela ? », s’interroge-t-il.
Si déjà les salariés peinent à se procurer un bélier pour se réjouir avec leurs proches, qu’en est-il des ménages modestes ? Malgré la cherté de vie, les parents veulent offrir de nouveaux vêtements à leurs progénitures et leur offrir un plat différent de celui habituel. « Depuis le matin, je tourne au marché sans acheter un article, car tout est cher. Je suis venue avec 15 000 F CFA pour chercher des habits aux enfants et un canard, mais le canard a pris la moitié de l’argent. J’ai quatre enfants, je ne sais quoi faire avec les 7500 Fcfa restants. Comme c’est le nouvel an, nous implorons Dieu pour qu’il nous protège », se résigne dame Adeline, rencontrée au marché de Dembé dans le 7ème arrondissement de N’Djaména.
Cependant, les vendeurs de moutons et chèvres se plaignent également de l’absence des clients.
Kary Amadou












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