Les travaux de l’Atelier consacré aux indicateurs africains de science, de technologie et d’innovation (ASTII) ont pris fin le jeudi 14 mai 2026 dans un hôtel de la place. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, Sitack Yombatina.
Pendant trois jours, les participants ont été formés aux méthodes modernes de collecte, de traitement et d’analyse des données liées à la recherche scientifique et à l’innovation. Cette formation intervient dans un contexte où la disponibilité de données fiables constitue un enjeu majeur pour l’élaboration de politiques publiques efficaces et la prise de décisions stratégiques.
Les indicateurs africains de science, de technologie et d’innovation (ASTII) sont considérés comme des outils stratégiques permettant de mieux orienter les politiques nationales de développement. Ils contribuent notamment à la mise en place de politiques publiques adaptées aux réalités économiques, sociales et scientifiques des pays africains.
La représentante de la Commission de l’Union africaine au Tchad, Mariah José Samba, a salué l’engagement des participants et les échanges réalisés durant l’atelier. « Ces échanges riches et constructifs démontrent que le Tchad dispose de ressources humaines compétentes et engagées, capables d’accompagner la transformation du pays à travers la recherche et l’innovation », a-t-elle déclaré. Elle a également souligné la nécessité de poursuivre les efforts afin de renforcer durablement le système national d’innovation, d’améliorer la collecte et l’analyse des données scientifiques et de promouvoir une véritable culture de la recherche. Selon elle, ces actions permettront d’accompagner les ambitions du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ».
Des partenaires salués pour leur accompagnement
Mariah José Samba a remercié le Programme des Nations unies pour le développement pour son appui constant aux initiatives de développement institutionnel et de renforcement des capacités au Tchad. Elle a également félicité les experts, chercheurs, universitaires, techniciens et participants ayant contribué au succès des travaux. « Durant ces trois jours, ils ont fait preuve de professionnalisme, d’un engagement remarquable et d’une réelle volonté de contribuer à la production de données fiables au service des politiques publiques du Tchad », a-t-elle affirmé.
Pour le ministre, Sitack Yombatina, cette formation intervient à un moment important pour le pays, dans un contexte où la science, la technologie et l’innovation apparaissent comme des leviers essentiels du développement. Il a rappelé que le gouvernement poursuit actuellement plusieurs réformes dans le domaine de la modernisation administrative et scientifique, citant notamment la digitalisation du Journal officiel de la République du Tchad, créé depuis 1958. « Nous avons décidé aujourd’hui de moderniser et de digitaliser cet outil afin de l’adapter aux exigences actuelles », a-t-il indiqué.
Sitack Yombatina a également exprimé sa reconnaissance envers la République de Suède pour son accompagnement dans le domaine de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation. Selon lui, cet engagement traduit l’importance accordée au renforcement des capacités africaines dans la production et la gestion des connaissances scientifiques. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle a,enfin, souligné que le Tchad, à l’instar d’autres pays africains, s’est engagé dans une dynamique de transformation de son système d’enseignement supérieur et de recherche. « Cette ambition ne peut être atteinte sans des formations comme celles consacrées aux indicateurs ASTII », a conclu le ministre.
Yonwa Maïlébélé












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