Le Premier ministre, chef du gouvernement, Allah-Maye Halina, représentant le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a lancé ce mercredi 10 juin 2026, la 25ᵉ édition du Forum pharmaceutique international (FPI). Cette rencontre qui se déroule sur trois jours, réunit des participants venus de 37 pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie a pour thème « Renforcé l’accès aux soins de santé, défis et opportunités liées à la production local et à la pharmacie hospitalière ».
Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a souligné l’importance stratégique de cette rencontre pour l’avenir du secteur pharmaceutique africain. Selon lui, le développement d’une industrie pharmaceutique nationale constitue une réponse durable aux défis de l’accès aux médicaments. « La création d’une industrie pharmaceutique nationale au Tchad présente de nombreux avantages stratégiques. Elle contribue à réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur pour l’approvisionnement en médicaments et à lutter contre les médicaments contrefaits et de mauvaise qualité », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de production locale afin de garantir la disponibilité des médicaments et d’améliorer les services de santé. « La meilleure solution pour garantir l’accès aux médicaments, améliorer leur disponibilité et renforcer la qualité des services de santé consiste à mettre en place des unités nationales de production pharmaceutique ». Évoquant les enseignements tirés de la pandémie de Covid-19, Dr Abdelmadjid Abderahim a rappelé que les crises sanitaires ont révélé la vulnérabilité des systèmes de santé et la forte dépendance des pays aux importations de produits médicaux.
Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a transmis les salutations du chef de l’État aux différentes délégations participantes. Il a souligné l’importance du Forum pharmaceutique international comme cadre de dialogue, de partage d’expériences et de recherche de solutions aux défis sanitaires contemporains. « Produire en Afrique, par les Africains et pour les Africains n’est plus un choix, c’est une nécessité stratégique », a-t-il déclaré, appelant à un renforcement de la production locale de médicaments, de vaccins et de produits de santé essentiels afin de réduire la dépendance du continent aux importations.
Le chef du gouvernement a rappelé que l’édition organisée à N’Djamena en 2012 ayant permis des avancées significatives pour le secteur pharmaceutique tchadien, notamment la création de la filière pharmacie à faculté des sciences de la santé humaine de l’université de N’Djamena. Il a également insisté sur la nécessité de bâtir des systèmes de santé plus résilients face aux crises sanitaires mondiales.
La cérémonie a également été marquée par les interventions du directeur régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique, Mahamat Yakhoub Djanabi, ainsi que du président de l’Inter-Ordre africain des pharmaciens, Moustapha Laroussi, qui ont salué l’importance de cette rencontre pour l’avenir de la pharmacie et de la sécurité sanitaire sur le continent.
Zara Sakawa Abba-meï












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