En Haïti, les gangs armés imposent leur loi et contrôlent une grande partie du territoire, plongeant le pays dans une insécurité chronique. Les conséquences sont dramatiques : déplacements massifs de populations, paralysie des infrastructures essentielles et effondrement progressif de l’autorité de l’État. Face à cette crise persistante, le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé, en septembre 2025, de mettre en place une Force de répression des gangs, en remplacement de la Mission multinationale de soutien à la sécurité, dont les résultats ont été jugés insuffisants. Supervisée par le Bureau d’appui des Nations Unies, cette nouvelle initiative vise à restaurer l’État de droit sur une période initiale de 12 mois, avec la participation de contingents issus de 18 pays.
Fidèle à sa tradition d’engagement en faveur de la paix et de la sécurité internationale, le Tchad a répondu présent. Avec l’envoi de 1 500 soldats et policiers, le pays affirme sa volonté de contribuer activement à la stabilisation d’une nation amie en détresse. Une telle décision, lourde de sens et de responsabilités, ne concerne pas uniquement les forces engagées et leurs familles, mais l’ensemble de la nation tchadienne, désormais impliquée dans un effort collectif visant à mettre un terme à une situation d’extrême violence.
Pour la 5ème législature, c’est une première depuis l’instauration du parlement bicaméral. Conformément aux dispositions constitutionnelles, le message relatif à cet engagement a été solennellement porté à la connaissance des représentants du peuple. Ce mandat revêt une double dimension. Il constitue à la fois un défi majeur et une source de fierté nationale. Il traduit également la confiance placée dans les capacités opérationnelles du Tchad par la communauté internationale.
Cette nouvelle intervention se veut plus robuste et plus efficace que les précédentes. Au total, 5 500 militaires et policiers seront mobilisés, dotés d’équipements renforcés grâce au soutien financier des Nations Unies. L’objectif est clair : réduire significativement l’emprise des gangs à travers des opérations ciblées et coordonnées. Les forces déployées auront pour mission de sécuriser des infrastructures stratégiques, notamment les aéroports, les ports, les établissements scolaires et les structures hospitalières. Une attention particulière sera également accordée à la coordination entre les forces internationales, la police et l’armée haïtiennes, avec l’appui de moyens logistiques, aériens et maritimes conséquents.
À présent que les dispositions sont prises, l’heure est à l’action. Les forces tchadiennes sont attendues sur le terrain où leur professionnalisme, leur courage et leur sens du devoir seront déterminants. Leur engagement pourrait contribuer à sauver des vies et à redonner espoir à un peuple éprouvé. Chaque succès rejaillira sur l’image du Tchad, renforçant sa place sur la scène internationale.
À bout de souffle, le peuple haïtien attend beaucoup de cette mobilisation. Il appartient désormais à la communauté internationale, et au Tchad en particulier, de faire en sorte que cet espoir ne soit pas déçu.
La Rédaction











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