Les 15 et 16 juillet 2026, le Tchad devient l’épicentre des débats consacrés à la problématique d’accès à l’eau en Afrique. Un forum, placé sous le thème « De la vision à l’action », réunit décideurs politiques, scientifiques et partenaires techniques et financiers. Ces assises de N’Djaména tirent leur importance des difficultés communes du continent devant la question abordée. L’eau, au-delà du fait qu’elle « est la vie », représente de nos jours des enjeux bien plus que transversaux, touchant, en même temps, les domaines du développement humain, social et économique. L’accès à l’eau relève également du respect des droits fondamentaux de l’homme auxquels l’Afrique y a souscrit à travers des traités internationaux.
Le forum de N’Djaména mène des réflexions, sans complaisances, relatives aux défis liés au secteur de l’eau. Ces analyses concernent l’accès à l’eau dans nombre de pays africains, le financement du secteur, sa gestion, les enjeux climatiques et démographiques mais aussi les infrastructures hydrauliques et leur entretien. L’ambition affichée est de renforcer des partenariats durables, aux moyens des réflexions communes, afin de traduire les engagements politiques en actions concrètes en faveur d’un secteur tout aussi stratégique.
En abritant cette rencontre de portée internationale, le Tchad se positionne en tant qu’acteur et partisan d’un multilatéralisme face aux problématiques mondiales qui engagent le devenir de la planète. Pour les pays africains, avec des moyens limités, la disponibilité de l’eau reste particulièrement inégalitaire. Le pays de Toumaï se connait mieux dans cette situation. En plus d’un taux d’accès national de 63,5 %, avec des disparités selon les centres urbains et les zones rurales, le pays doit également relever le défi de la qualité.
Pour ce qui est justement du Tchad, les conclusions du forum permettront d’aborder des aspects tels que la gouvernance du secteur ou encore la meilleure exploitation des ressources en eau. Si les Tchadiens manquent d’eau de boisson aujourd’hui, les réserves souterraines, des lacs et des fleuves du pays sont importantes. A cela, s’ajoute une quantité suffisante des eaux pluviales, annuellement. Ces avantages comparatifs pourraient être mieux capitalisés dans une meilleure gouvernance afin de répondre aux besoins en eau des populations. Dans la même lancée, avec l’ambition portée par le Plan national de développement, « Tchad connexion 2030 », il serait judicieux pour le pays de financer davantage le secteur, travailler à un réseau d’approvisionnement robuste et songer à un mécanisme de maintenance solide.
La gestion des réserves disponibles demeure un défi commun à plusieurs africains. Dans cette perspective, il est grand temps de mettre en place des systèmes innovants et résilients en la matière. Des pratiques d’une exploitation optimale des eaux dans le continent mais aussi ailleurs existent et peuvent être édifiantes. C’est en cela également que servent de telles rencontres.
La Rédaction












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