Le Tchad, à l’instar des autres pays du monde s’apprête à célébrer ce vendredi 1er mai, la journée internationale du Travail. La 140ème édition a pour thème : « Dialogue et Justice sociale : facteur d’une paix durable pour un travail décent ».
Le 1er mai, Journée internationale des travailleurs ou Journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs est une journée de lutte du mouvement ouvrier instaurée en 1889, comme Journée annuelle de grève pour la réduction du temps de travail. Le thème de cette édition est d’une importance capitale, car un dialogue social efficace entre le Gouvernement, les employeurs et les organisations des travailleurs (syndicats), est essentiel pour faire avancer la justice sociale, favoriser une croissance économique inclusive, améliorer les salaires et les conditions de travail et soutenir les entreprises durables.
Pierre angulaire de la bonne gouvernance, le dialogue social crée les conditions nécessaires à l’obtention d’un travail décent pour tous en favorisant la paix sociale, la stabilité et une gouvernance efficace du marché du travail. Donc il est, à la fois, un moyen de réaliser le progrès social et économique car il permet aux parties de s’exprimer et d’être partie prenante dans leur société et sur leurs lieux de travail. Il est ancré dans presque toutes les conventions et recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT) et dans l’agenda pour le travail décent. Ainsi, célébrer la Journée internationale du travail, c’est reconnaitre la lutte syndicale, et l’édition 2026 met un accent particulier sur le rôle et le potentiel du dialogue.
Le Tchad qui vient de sortir d’une longue période de grève ayant paralysé le système éducatif, a intérêt à bien méditer sur cette thématique et ces enjeux afin d’en tirer profit. Il est toujours difficile d’aller ensemble sans entente ni compréhension. Au lieu de se regarder en chiens de faïence, les syndicats et le gouvernement doivent considérer l’intérêt supérieur du pays, et travailler la main dans la main. Quelles que soient les difficultés, faire des concessions, dans l’intérêt général, est ce qui compte le plus. Parceque le Tchad est éternel, mais les hommes sont passagers.
Et lorsque le droit syndical est reconnu à tous, il est malséant que des personnes mal intentionnées se désolidarisent de leurs pairs au nom de ses intérêts égoïstes. La multiplication des syndicats, ces dernières années, découle en partie de cette mauvaise perception de la lutte syndicale. Même en leur sein aussi, les syndicats doivent prioriser le dialogue pour ne pas se laisser affaiblir, puisque c’est dans l’unité qu’on devient fort et non dans la division. Vivement, puisse cette célébration contribuer à tourner définitivement la page pour un Tchad sans grève et prospère.
La Rédaction











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