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Santé

ISO 22000 : Les entreprises tchadiennes partagent leurs expériences

Le troisième panel du séminaire consacré aux systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires a été consacré aux « Expériences des entreprises et bonnes pratiques dans l’application de la norme ISO 22000 ». Plusieurs entreprises et institutions tchadiennes ont partagé, ce jeudi 3 septembre 2026, leurs expériences, les difficultés rencontrées dans le processus de certification et les bénéfices liés à l’application de cette norme internationale.

Organisée dans le cadre de la sensibilisation à la qualité et à la sécurité sanitaire des aliments, la session a notamment permis de mettre en lumière les exigences de la norme ISO 22000:2018, relative aux systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires.

Le représentant des Brasseries du Tchad ( BDT), Yves Béral a évoqué les difficultés rencontrées par l’entreprise avant l’obtention de la certification et les motivations ayant conduit à l’adoption de la norme.

Selon lui, la certification ISO 22000 ne doit pas être perçue comme un simple document à des fins de communication ou de marketing. Elle doit plutôt servir de levier pour transformer les pratiques internes de l’entreprise, améliorer les méthodes de travail, sensibiliser le personnel et renforcer l’application des procédures relatives à la sécurité sanitaire des aliments. « L’obtention de la certification ISO 22000 ne devrait pas être considérée comme un simple certificat destiné à la communication ou au marketing, mais comme un moyen d’opérer un véritable changement au sein de l’entreprise », a-t-il souligné.

Yves Béral a également insisté sur la place centrale du consommateur dans cette démarche. Pour lui, garantir la sécurité des produits constitue un « engagement éthique » de l’entreprise envers un consommateur qui achète en toute confiance.

De son côté, Bena Lionel, coordinatrice du Réseau national des acteurs des produits forestiers du groupe Al-Bidey, a présenté les difficultés rencontrées dans le processus de certification. Elles concernent notamment la formation et le renforcement des capacités du personnel, la compréhension des exigences de la norme ainsi que l’élaboration et la mise en œuvre des procédures internes.

Elle a toutefois relevé l’impact positif de cette démarche sur les performances de l’entreprise, avec une amélioration de la production grâce au respect des procédures établies. La formation du personnel et la mise en place des procédures ont néanmoins nécessité du temps et des efforts importants.

Le directeur des affaires financières de SoGood, Ahmat Ali, a également exposé les difficultés rencontrées par son entreprise dans son parcours vers la certification ISO 22000. Il a notamment évoqué la préparation des documents requis, le respect des conditions d’hygiène et de sécurité, l’homologation des produits ainsi que la traçabilité des matières premières et des différentes étapes de production. Selon lui, le manque d’informations disponibles auprès de certains opérateurs et partenaires a également compliqué la constitution des dossiers nécessaires à la certification.

Pour sa part, le représentant de PL Manasse a estimé que l’essentiel de la norme ISO 22000 réside dans l’instauration d’une véritable culture de la sécurité sanitaire des aliments au sein de l’entreprise. Une culture qui, selon lui, se mesure notamment à la manière dont les employés appliquent les bonnes pratiques même en l’absence de supervision.

Au terme des échanges, les participants ont retenu que la certification ISO 22000 ne se résume pas à l’obtention d’un document. Elle constitue un processus d’amélioration continue susceptible de renforcer la qualité de la production, d’accroître la confiance des consommateurs et de faciliter l’accès à de nouveaux marchés.

Aziza Mahamat Issakha

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