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Santé

Lutte contre le paludisme : Le PNLP évalue la pulvérisation intradomiciliaire à N’Djamena

Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a organisé, ce jeudi 10 septembre 2026, un atelier de restitution de la campagne de pulvérisation intradomiciliaire (PID) menée en août 2025. La rencontre vise à évaluer les résultats de l’opération, relever les insuffisances et tirer les enseignements nécessaires à la préparation des prochaines campagnes.

La pulvérisation intradomiciliaire consiste à appliquer des insecticides à effet rémanent sur les surfaces intérieures des habitations et des abris destinés aux animaux domestiques. Elle vise à réduire la densité des moustiques vecteurs et, par conséquent, le contact entre l’homme et le vecteur du paludisme. Cette stratégie vient en complément d’autres moyens de prévention, notamment les moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA).

Pour le coordonnateur du PNLP, Dr Mahamat Saleh Issakha Diar, cette restitution constitue une étape importante avant le lancement de la campagne 2026. « On doit apprendre des difficultés passées de l’année dernière : qu’est-ce qu’on a bien pu faire ? Qu’est-ce qu’on a fait comme erreurs ou défauts ? », explique-t-il.

Les échanges doivent permettre d’examiner le taux de couverture, le nombre de ménages touchés et le taux de refus enregistré lors de la campagne précédente. Les insuffisances relevées devront servir à améliorer l’organisation des prochaines opérations. Le coordonnateur du PNLP souhaite également recueillir les observations des différents acteurs impliqués, notamment les communes, les délégués de quartiers, les partenaires et les populations. « On va recevoir également des critiques qui vont venir de la part des communes, de la part des délégués de quartiers », précise-t-il.

La mise en œuvre de la campagne repose aussi sur la mobilisation des acteurs locaux. Le ministère de la Santé publique et le PNLP saluent notamment l’implication des communes de N’Djamena et des volontaires de la Croix-Rouge du Tchad. Dr Mahamat Saleh Issakha Diar souligne le rôle joué par ces volontaires dans le déploiement de l’opération, estimant que leur contribution a été déterminante.

Selon le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé publique et de la Prévention, Dr Mahamat Hamit Ahmat, la campagne menée du 14 au 27 août 2025 dans la capitale, a permis de protéger environ1,15 million de personnes. Il a rappelé que le paludisme demeure un problème majeur de santé publiqueau Tchad. En 2025, 2 425 178 cas positifs ont été enregistrés, pour 2 554 décès, d’après les données duPNLP. « Le paludisme continue d’être un problème majeur de santé, voire un fléau dans notre pays »,souligne-t-il. Dr Mahamat Hamit Ahmat a indiqué que , la PID contribue à réduire la densité desmoustiques et le contact homme-vecteur, participant à la diminution de la transmission du paludisme.

Le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé publique appelle, par ailleurs, les partenaires à renforcer leur accompagnement afin de permettre l’extension de la PID à d’autres localités du pays. « Je voudrais saisir cette occasion pour lancer un appel aux autres institutions partenaires ici représentées afin qu’elles se joignent au Gouvernement dans la perspective d’étendre la campagne PID à d’autres localités », a-t-il déclaré.

Les recommandations issues de l’atelier devraient contribuer à améliorer la prochaine campagne et à renforcer les efforts de lutte contre le paludisme, particulièrement dans la capitale.

Zara Sakawa Abba-meï

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