Un colloque sous régional consacré à la sécurité et à l’État de droit a réuni ce mercredi 10 juin 2026 à N’Djamena, les experts, universitaires, les organisations de la société civile et les partenaires internationaux. La cérémonie a été présidée par le secrétaire général adjoint du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration, commissaire divisionnaire Dr Issakha Haroun Bechir.
Les participants à ce colloque sous régional ont analysé les mécanismes juridiques de lutte contre l’insécurité, le rôle des communautés dans la prévention de l’extrémisme violent et ont formulé des recommandations destinées à renforcer les politiques publiques. Des propositions qui seront transmises aux plus hautes autorités du pays afin de consolider une gouvernance sécuritaire à la hauteur des défis du Sahel.
La Fondation Konrad Adenauer en qualité de partenaire de l’initiative a réaffirmé son engagement en faveur du renforcement de l’État de droit sur le continent africain. Sa directrice du programme État de droit en Afrique subsaharienne, Dr Stefanie Rothenberger, souligne que les réponses aux crises sécuritaires doivent impérativement concilier efficacité opérationnelle, gouvernance démocratique et protection des libertés fondamentales.
Lançant les travaux le commissaire divisionnaire Dr Issakha Haroun Bechir a dressé un diagnostic lucide de la situation régionale. Il a rappelé que, dans un Sahel marqué par les crises institutionnelles et l’expansion du terrorisme, le Tchad demeure résilient, tout en restant confronté aux conflits intercommunautaires, aux menaces terroristes et aux défis liés à la gouvernance sécuritaire.
Pour Dr Issakha Haroun Bechir opposer sécurité et État de droit serait une erreur stratégique. La stabilité ne peut être construite ni sur l’arbitraire ni sur l’impunité, mais sur la justice, le respect des droits humains et des institutions fortes.












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