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Editorial

Éditorial : Le CECOQDA doit veiller au grain !

L’Assemblée nationale a adressé une question orale avec débat au ministre de l’Elevage et de la Production animale, Professeur Abderahim Awat  Atteïb, le lundi 5 octobre 2026, au Palais de la Démocratie. La question est relative au dysfonctionnement et à la déviation de la mission du Centre de contrôle de qualité des denrées alimentaires(CECOQDA), institution placée sous tutelle du Ministère de l’Elevage. L’occasion a permis de faire un diagnostic sans complaisance sur la qualité, la disponibilité et l’accessibilité des aliments alors que ceux souvent impropres à la consommation abondent dans les différentes contrées du pays. La situation a trop duré par manque de mesures appropriées. Il était donc temps.

Avec la poussée démographique que connait le Tchad, ces dernières années, les besoins en produits alimentaires connaissent un boom sans précédent. La production nationale d’aliments peine à couvrir la demande. Les Tchadiens se retrouvent, pour se nourrir, à importer une bonne partie des aliments qu’ils doivent consommer. Ainsi, ceux qui en ont la capacité se nourrissent à prix d’or, et les autres se contentent de calmer la faim en attendant des lendemains meilleurs. Les fournisseurs locaux font des pieds et des mains pour répondre aux commandes quotidiennes. Car, comme un sac  vide ne peut se tenir debout, manger et boire sont obligatoires.

Dans ce contexte, la question de la qualité des aliments échappe même aux consommateurs, et aux institutions de contrôle des normes et de la qualité. Conséquences, des pathologies, des troubles de santé et des maladies font des ravages dans les familles. Au lieu que ce qui sort des marmites et des assiettes contribuent au bien-être, c’est à petit feu que les citoyens, des bras valides en souffrent. Et cela parce qu’en amont, l’on n’a pas été assez regardant pour veiller sur la provenance et la valeur de ce qu’on introduit dans la bouche ; chose déjà difficile pour le citoyen qui ne songe qu’à se nourrir. Même si les institutions de contrôles existent, encore faut-il qu’elles aient les moyens de leur politique afin d’éliminer les risques sanitaires.

La situation est si préoccupante qu’elle ne doit pas être abordée du bout des lèvres. Chaque aliment ou boisson consommé, nuit ou renforce l’organisme de l’homme. La qualité des aliments a donc une incidence sur ses capacités cognitives hormis les nuisances sanitaires. Si les conséquences ne s’observent pas sur le champ, à long terme, elles sont désastreuses. L’homme est le reflet de ce qu’il mange, dit-on. Devant l’ampleur des dégâts, il est temps de lancer des grandes actions pour arrêter l’hémorragie.

L’Assemblée nationale en tant que représentante du peuple, a fait sa part. Il revient à chaque citoyen de ne rien prendre à la légère quand il s’agit de s’alimenter. Le CECOQDA est appelé à relever ses défis d’ordre structurel et organisationnel. Et ce, en installant les laboratoires bien équipés et en renforçant ses moyens d’actions sur l’ensemble du territoire et au niveau des frontières. L’Etat aura beaucoup à gagner en apportant des ressources nécessaires au fonctionnement optimal du CECOQDA et de toutes ses autres entités sœurs.

La Rédaction

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