Le ministre en charge de la Justice a signé, le 23 janvier 2026, une note circulaire interdisant le placement en garde à vue pour les affaires civiles. A l’intention des juges de paix et autres auxiliaires de justice, l’ordre est donné pour veiller aux applications. La note restreint cette mesure aux crimes et délits flagrants qui, désormais, ne peuvent être appliqués qu’avec l’autorisation expresse des procureurs. Dorénavant, les personnes avec une résidence connue ne peuvent être placées en garde à vue, sauf si elles sont appréhendées pour un cas grave de flagrance. Pour le cas de figure, le texte prévoit qu’une prolongation de la garde à vue devrait être contrôlée par le juge.
Cette précaution est prise pour protéger les libertés et limiter les abus dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie. Ce qui n’était pas le cas dans ces structures censées protéger la population contre les mauvais traitements. La détention préventive de deux jours précédemment en cours est délibérément prolongée par les commandants de brigades et commissaires de police. Il arrive qu’un prévenu soit gardé plusieurs jours sans être déféré avec pour seule intention de lui mettre de la pression en vue de l’obliger à verser une caution.
Derrière ces gardes à vue qui enfreignent le cadre légal, c’est toute une arnaque qui s’entretient. Il arrive qu’un prévenu fasse l’objet d’un harcèlement lorsqu’il se trouve en conflit avec une personne influente ou avec un proche de l’autorité. Dans ce cas, l’auxiliaire de justice chargé de l’affaire maintient le prévenu à qui l’on inflige parfois des traitements dégradants en guise de punition et ce, au-delà du délai légal.
Cette pratique d’un autre âge est souvent décriée par les populations, mais les auxiliaires de justice faisant fi de la loi, perpétuent allègrement leur pratique. Malgré les dénonciations régulières des associations des droits de l’Homme et les alertes tous azimuts, ils sont restés de marbre. La décision du ministre de la Justice relative à la garde à vue intervient comme un acte salutaire qui met fin à la récréation. Ceux qui croupissent injustement dans les commissariats et brigades transformés en geôles peuvent enfin voir leurs droits respectés. Et il faut le relever pour le déplorer, il arrive qu’une personne soit retenue plusieurs jours pour un délit mineur suite à une dispute, à un outrage ou un vol. La restriction de la garde à vue à sa simple expression qui interdit la rétention des personnes ayant un domicile est à saluer parce qu’un propriétaire foncier ne peut disparaitre du jour au lendemain lorsque le tort qu’on leur reproche est minime.
Comme le dit un proverbe, « mieux vaut tard que jamais ». Il faut donc croire que la décision sera respectée et les contrevenants sanctionnés conformément à la loi.
La Rédaction












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