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Vie associative : NAJT célèbre un an au service de la jeunesse   

L’Association « Notre Avenir Jeunes du Tchad » (NAJT) a célébré, ce vendredi 4 septembre 2026, son premier anniversaire à travers une cérémonie consacrée à la présentation de son bilan annuel, suivie d’une conférence débat à l’Office national des médias audiovisuels (ONAMA).

Placée sous le thème « La jeunesse tchadiene, atout majeur face à l’effritement de la cohésion sociale à l’ère du numérique », la rencontre a réuni des jeunes, des responsables associatifs, des personnalités, des panélistes et des professionnels des médias. Les échanges ont porté sur le rôle de la jeunesse dans le renforcement de la cohésion sociale et sur les défis liés aux transformations numériques et aux mutations du marché de l’emploi.

À l’occasion de ce premier anniversaire, la NAJT a présenté le bilan de sa première année d’activités. L’association entend contribuer au développement et à l’épanouissement de la jeunesse tchadienne à travers plusieurs axes, notamment la sensibilisation au renforcement de l’unité nationale, la promotion de la cohabitation pacifique, le soutien aux couches vulnérables, l’autonomisation des femmes, la scolarisation de la petite enfance et l’amélioration de la santé maternelle et néonatale.

Le président du comité d’organisation, Béchir Chérif a salué la mobilisation des participants et rendu hommage à l’ensemble de l’équipe ayant contribué à l’organisation de cette célébration. Il a réaffirmé la détermination de l’association à soutenir les initiatives en faveur de la jeunesse.

Le numérique est un atout pour les jeunes  

Le premier panel, animé par Idriss Moussa et Bakhit Ahmat Abderahim, a porté sur la jeunesse tchadienne comme « atout majeur face à l’effritement de la cohésion sociale à l’ère du numérique ».

Juriste et conférencier, Idriss Moussa a mis en garde contre les risques liés à la désinformation et aux tensions susceptibles d’être amplifiées par les réseaux sociaux. Il a appelé à une meilleure compréhension des enjeux liés à la jeunesse et à la cohésion sociale, tout en soulignant que l’utilisation du numérique doit s’accompagner d’une véritable responsabilité citoyenne.

De son côté, Bakhit Ahmat Abderahim a insisté sur les opportunités offertes par les outils numériques. Selon lui, ceux-ci peuvent favoriser les échanges entre les jeunes issus des différentes provinces et communautés du pays. « Un jeune de Moundou peut rester dans sa chambre et échanger avec un jeune d’Abéché sans se déplacer », a-t-il illustré, mettant en avant la capacité du numérique à rapprocher les populations.

Le deuxième panel a été consacré aux « défis de la jeunesse tchadienne au regard des exigences et des mutations du marché de l’emploi ». Il a été animé par Dr Ali Abderaman Haggar et le général Youssouf Ahmat Tyera.

Dans son intervention, Dr Ali Abderaman Haggar a développé trois axes majeurs, notamment l’éducation et la formation professionnelle, l’acquisition d’une expérience professionnelle et l’entrepreneuriat et l’auto-emploi. Il a relevé l’inadéquation entre certaines formations et les besoins réels des entreprises. Face aux nouvelles exigences du marché, notamment dans le domaine du numérique, il a insisté sur l’importance des stages et de l’acquisition de compétences pratiques.

Pour sa part, le général Youssouf Ahmat Tyera a évoqué plusieurs défis structurels qui compliquent l’insertion professionnelle des jeunes. Il a notamment cité l’étroitesse du marché formel de l’emploi et le lien entre la création d’emplois et la croissance économique. « Le carburant de la création de l’emploi, le carburant du marché de l’emploi, c’est la croissance », a-t-il souligné.

 Alladigba Donatien 

 

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